À Toulouse, Olivier Dussopt détaille le futur index seniors
Présent sur le site de l'entreprise Suez Recyclage et Valorisation (Plaisance-du-Touch) ce 9 février, Olivier Dussopt est venu à la rencontre de salariés et de dirigeants d'entreprise de Haute-Garonne pour parler réforme des retraites, emploi des seniors, prévention de l'usure professionnelle ou encore prise en compte de la pénibilité. L'occasion pour La Lettre M de l'interroger sur le futur index seniors que veut mettre en place le Gouvernement, dès novembre 2023 pour les entreprises de plus de 1 000 salariés et en juillet 2024 pour celles de plus de 300 salariés.
« Il va permettre de mesurer l'implication des entreprises en faveur du travail des seniors (salariés de plus de 55 ans, NDLR) : recrutements, maintien dans l'emploi, accès à la formation, etc., indique le ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion. Dans le texte que nous avons présenté avec la Première ministre, nous avons prévu qu'il concerne toutes les entreprises de plus de 300 salariés. Or, les députés de la majorité souhaitent sa mise en place dès 50 salariés. Nous allons accepter cette proposition, à condition que cela soit progressif, pour tenir compte de la taille des entreprises. »
Et Olivier Dussopt de prévenir : « Cet index sera obligatoire, celles qui ne le rempliront pas auront des pénalités. La Première ministre a dit être prête à aller encore plus loin, dans un cas très particulier : lorsqu'une entreprise remplit son index, met en place un plan d'action mais ne joue pas le jeu. Dans ce cas, au bout d'une période d'observation d'un, deux ou trois ans, il faut que l'on puisse être plus coercitif. C'est aussi une demande de la majorité que nous allons accepter. » La sanction financière envisagée devrait être assise sur un pourcentage de la masse salariale, ne pouvant excéder 1 %. Pour rappel, un index similaire, relatif à l'égalité professionnelle, existe depuis 2019.










