À Toulouse, les prix de l'immobilier en voie de stabilisation pour 2024
Malgré un dynamisme démographique qui ne se dément pas, la région toulousaine n’échappe pas à la crise de l’immobilier, comme rappelé lors de la Rencontre des Observatoires organisée le 16 janvier par l’Agence d’urbanisme et d’aménagement de Toulouse (AUAT). La panne de la construction neuve, qui s’est traduite l’an dernier par un recul de 25 % des autorisations de mise en chantier à l’échelle nationale, touche aussi la métropole. Pour le collectif, les mises en vente ont ainsi reculé de 43 % sur les neuf premiers mois de l’année 2023, selon les données des promoteurs réunis au sein de l’ObserveR. S’ils doivent encore être consolidés, les résultats du quatrième trimestre font envisager une chute de 51 % de ces mises en vente.
Vers une baisse des prix dans l’ancien, pas sur le neuf
Les conséquences sur les prix sont moins évidentes. Le prix moyen des logements collectifs neufs reste en hausse de 3 % sur les neuf premiers mois de l’année, selon l’ObserveR, avec une tendance à la stabilisation sur la fin d’année. Mais les promoteurs ne n’attendent pas encore à une baisse des prix, contrairement aux tendances amorcées dans d’autres métropoles. « Il y a pu avoir, à la marge, des baisses de prix pour libérer des stocks, détaille pour La Lettre M Laëtitia Vidal, présidente de l’ObserveR. Mais pour les opérations qui se lancent, il n’y a pas de baisse attendue en 2024 : entre le coût du foncier, la hausse des coûts de construction et les marges minimales des promoteurs, il faut maintenir un certain niveau de prix. » Cette stagnation des prix inciterait même certains opérateurs à reporter voire à annuler des projets pas assez rentables, précise la dirigeante.
Dans l’ancien, l’effet de la crise de l’immobilier doit se faire plus nettement sentir. À l’échelle de la Haute-Garonne, les volumes de vente ont reculé de 17 % au premier semestre 2023, selon la Chambre interdépartementale des notaires. Et si le prix moyen d’une maison ancienne est resté à la hausse au cours des premiers mois de l’année (+ 3,5 %), les opérations enregistrées au dernier trimestre laissent déjà apparaître une stabilisation, voire une amorce de baisse. « Pour 2024, nous ne nous attendons pas à une chute des prix mais à une baisse modérée, de l’ordre de 3 % », indique Me Henri Chesnelong, délégué à l’immobilier au sein de la Chambre des notaires.











