À Toulouse, le filtre à eau en verre recyclé Kob lancé en décembre
La société Kob, qui propose une solution de filtration d’eau à partir de verre recyclé, termine le montage de son unité de production à Toulouse et lancera début décembre sa production commerciale. « Notre produit s’adapte à tous les filtres à sable du marché, des piscines à l’irrigation agricole », indique à La Lettre M Frédéric Navallon, fondateur de Kob. Commercialisé après trois ans d’expérimentation, le Sandbag est disponible via des réseaux nationaux de distribution. « D’ici à fin 2024, nous espérons produire 25 000 kits de filtration par an », précise le dirigeant, qui souhaite, à terme, ouvrir des usines de production en France et à l’étranger. L’équipe de Kob passera de 4 à 10 salariés fin 2023.
Éviter les rétrolavages
Le projet est né en 2019 d’un double constat. « Premièrement, il y a encore du verre qui échappe au tri et au recyclage », explique Frédéric Navallon. Le chef d’entreprise note un autre problème : les solutions de filtration d’eau avec du sable existent dans la majorité des chaînes de traitement de l’eau, mais il faut régulièrement effectuer des rétrolavages afin de décoller les particules retenues et les évacuer à l’égout. « Cette méthode nécessite d’utiliser d’importantes quantités d’eau, estime-t-il. C’est ce que nous avons voulu éviter. »
Du verre principalement issu d'entreprises
La solution proposée par Kob utilise du verre collecté à 80 % au sein d’entreprises locales, afin de « privilégier le circuit court ». Elle emploie la technique de l’implosion du verre et se présente sous la forme de sacs en rPET, c’est-à-dire issus du recyclage de bouteilles en plastique. Durée de vie d’un sac ? « Plus de dix ans », assure Frédéric Navallon. Pour le moment, l’entreprise se concentre sur le triangle Toulouse-Lyon-Nice au travers d'accords de fabrication sous licence du produit. Elle espère, à terme, pouvoir dupliquer son modèle d'usine de production, dont l'investissement oscille entre 1,2 et 1,5 M€. « Nous avons déjà plusieurs pistes, et certaines pourraient se concrétiser dès 2024 », révèle le dirigeant. Kob prévoit un chiffre d’affaires de 2 M€ l’an prochain et le double en 2025.











