Toulouse et Montpellier, championnes des métropoles françaises les plus attractives et résilientes
Vitalité économique, qualité de vie, capital humain ou accueil des entreprises… Comme en 2024 et en 2025, les deux métropoles régionales arrivent en tête du baromètre 2026 « Attractivité et résilience des métropoles françaises » publié le 20 janvier par le cabinet Arthur Loyd. Toulouse arrive en tête du classement des « très grandes métropoles comptant plus d’un million d’habitants », devançant Lyon et Bordeaux. Montpellier devance Rennes et Grenoble dans la catégorie des grandes métropoles comptant entre 500 000 et un million d’habitants.
Écosystèmes cohérents
« Les performances de Toulouse et de Montpellier illustrent une tendance de fond : l’attractivité des métropoles repose plus sur leur capacité à structurer des écosystèmes cohérents combinant dynamisme démographique, qualité de vie, offre de transports efficace et politiques publiques volontaristes que sur leur seule puissance économique, commente Cevan Torossian, directeur du département études et recherche d’Arthur Loyd. Bien sûr, la promesse d’un cadre de vie plus ensoleillé est un atout pour ces deux métropoles occitanes, mais ces résultats sont avant tout le fruit de décisions politiques de long terme, dont les effets se mesurent aujourd’hui de manière concrète. » Dans le détail, Toulouse – qui s’impose désormais comme « la référence du côté des très grandes métropoles » – arrive première des thématiques « Connectivité, capital humain et transitions » et « Qualité de vie ». « Le fort rayonnement international, les ambitions locales en faveur des filières d’innovation et de transition écologique, le réseau cyclable et de transport en commun dense et les nombreuses aménités sont autant de facteurs qui permettent à la capitale occitane de creuser l’écart avec ses rivales », souligne Arthur Loyd. Et cette dynamique ne devrait pas s’essouffler. « La construction de la ligne de métro C se poursuit et les projets de verdissement urbain se multiplient, poursuivent les auteurs de cette étude. La métropole parvient encore à renforcer son attractivité avec un coût du logement qui reste relativement maitrisé. Par ailleurs, l’excellent dynamisme démographique – en particulier des jeunes âgés de 15 à 29 ans –, le niveau élevé de diplômés et l’offre variée en enseignement supérieur permettent à la Ville rose de capitaliser sur ses talents et d’afficher un score à nouveau exemplaire en “Vitalité économique“ en décrochant la deuxième place, talonnant le mastodonte lyonnais. »
Climat d'affaires « robuste » à Toulouse
Première sur l’item des ressources économiques, Toulouse « peut se vanter de son climat d’affaires robuste ». Sa recette gagnante ? « Le réseau dense des grandes entreprises (Airbus et le secteur aéronautique en tête) et la part importante des emplois dans les “Activités Métropolitaines Supérieures“, précise ce baromètre. Le bon dynamisme de création d’entreprise vient encore amplifier ces résultats positifs. » Seul bémol, la dynamique de l’emploi est plus contenue. « Le taux de chômage et la structure de l’emploi n’évoluent que très peu. » Toulouse pourrait également renforcer sa position sur le volet « Accueil des entreprises et immobilier professionnel », où elle se classe en avant-dernière position : « Une certaine volatilité de la demande placée de bureaux, le faible niveau de futurs projets tertiaires et logistiques structurants et la faible dotation en espaces de coworking viennent tempérer le score de la Cité des Violettes. » La toute récente validation du projet de la Tour Occitanie (150 m de haut pour 40 étages) aux abords de la gare devrait répondre, à horizon fin 2029, à une partie des besoins en surface de bureaux, poursuit le cabinet.
Montpellier creuse l'écart avec ses rivales
Côté est de l’Occitanie, après deux années en deuxième position, Montpellier retrouve la première place du podium des grandes métropoles en creusant l’écart avec ses concurrentes. « Carton plein pour Montpellier, qui décroche la médaille d’or dans trois des quatre thématiques (vitalité économique, accueil des entreprises et immobilier professionnel, connectivité, capital humain et transitions, NDLR) », explique Arthur Loyd. Le bât blesse toutefois dans la catégorie « Qualité de vie », où la ville recule en huitième position. « En cause, notamment, un coût du logement relativement élevé », relève l’étude. Autre point de vigilance : les risques liés au réchauffement climatique ou environnementaux – en particulier les feux de forêt et la pollution atmosphérique. « Ces éléments – parfois inéluctables – impactent les résultats, mais la Métropole pourrait regagner quelques points en renforçant d’autres leviers tels que son offre d’enseignement supérieur, et en développant davantage ses aménités pour les résidents. Mais n’est-ce pas, finalement, le revers de la médaille, s’interrogent ses auteurs. La capitale de l’ex-Languedoc-Roussillon brille en effet dans la thématique « Vitalité économique ». « Un bassin d’emploi dynamique, une forte proportion de cadres et de nombreuses créations d’entreprise ont propulsé Montpellier de la quatrième à la première place. L’ambition de la ville de se positionner comme un pôle de référence en médecine du futur, notamment sous l’impulsion de MedVallée, qui favorise tout un écosystème sous-jacent, devrait à terme renforcer encore sa puissance économique et industrielle en France comme à l’international. Montpellier confirme une nouvelle fois sa capacité à répondre aux besoins des entreprises en matière d’immobilier tertiaire. »
Dynamique immobilière
Montpellier signe une année 2025 particulièrement dynamique en termes de demande placée, « affichant des performances largement supérieures à celles de ses concurrentes ». Parmi les implantations emblématiques évoquées par ce baromètre figurent le futur campus de MBS School of Business (28 000 m2) et le nouveau siège d’Engie (4 000 m2), situés dans le quartier Cambacérès, « qui finalise sa transformation en un pôle tertiaire pleinement intégré » avec l’arrivée de la ligne 1 du tramway, reliant désormais la gare TGV au centre-ville. Son inauguration en octobre 2025, conjuguée à la mise en service de la nouvelle ligne 5 du tramway, permet à Montpellier de passer de la 7ème à la 5ème place en « Mobilité locale et mobilités douces ». Mais c’est surtout grâce à son dynamisme démographique exceptionnel que la Métropole décroche la médaille d’or dans la thématique « Connectivité, capital humain et transitions ». Montpellier se distingue également, à l’échelle départementale, par « une forte capacité de production d’énergie renouvelable et d’importantes annonces d’investissement dans les filières vertes ». Enfin, la présence de l’aéroport international ainsi qu’une connexion ferroviaire aisée – grâce à la présence de deux gares TGV – aux grandes métropoles régionales « assurent à Montpellier un rayonnement particulièrement courtisé ».











