Thon rouge : début de campagne pour les pêcheurs d'Occitanie
Le coup d’envoi de la campagne 2017 pour les thoniers-senneurs, pêcheurs de thon rouge, sera donné le 26/5 pour une durée d’1 mois. Les derniers bateaux en partance pour Malte et les Baléares quittent actuellement Sète (34), premier port français de pêche de Méditerranée, avec 15 des 22 thoniers qui composent la flotte méditerranéenne hexagonale. Sur le reste de l’Occitanie, le port d’Agde (34) compte deux thoniers-senneurs, tout comme Port-Vendres (66). Marseille en compte trois. Cette année, les pêcheurs français de thon rouge partent avec un quota de 4.187 tonnes (+20% par rapport à 2016), dont 89 % pour les pêcheurs de Méditerranée, 10 % pour ceux de l’Atlantique et 1 % pour les pêcheurs de loisirs. Les trois quarts du quota seront pêchés par les thoniers-senneurs, dont près de 3.000 t en Méditerranée, le reste, près de 400 tonnes, étant l’apanage des petits métiers (pêche à l’hameçon). En Méditerranée, ces derniers sont répartis sur l’ensemble de la façade et leur saison de pêche dure d’avril à la fin de l’année. « Les stocks de thon se portent mieux et même très bien. Les professionnels ont fait d’énormes efforts, assure Bertrand Wendling, DG de société coopérative des pêcheurs de Sète Sathoan (15 thonier senneurs, 13 chalutiers, 42 petits métiers, 25 M€ de CA). La biomasse est quatre fois plus importante qu’il y a quelques années, nous rapportent les scientifiques. Il faut le faire savoir. » Une fois pêchés entre les Baléares et Malte, les thons seront transférés, vivants, vers des fermes marines au large de Malte et d’Alicante (Espagne). « De là, 100 % des thons seront expédiés pour le Japon », explique Bertrand Wendling.
Raphaël Scannapieco, patron de pêche sétois et prud’homme major, se prépare au départ avec ses 4 thoniers. Il emploie 70 marins, à l’année, et réalise un CA de 6 M€. « Nous ne souhaitons pas une réouverture des quotas, car cela entraînerait une surproduction et une baisse des prix. Nous sommes parvenus à valoriser le thon rouge, il faut tenir le prix des marchés. »










