Thales Alenia Space lance son accélérateur industriel à Toulouse
La société spatiale Thales Alenia Space (TAS), qui compte 2 700 salariés à Toulouse (sur 8 500 au total), lance l'accélérateur industriel The Space Business Catalyst. Une plateforme de 400 m2 basée à Toulouse et à Turin (Italie). « L’objectif est d’accompagner à la fois – de façon relativement équilibrée – des intrapreneurs issus de nos équipes et des start-up externes », explique à La Lettre M Vincent Clot, directeur Business & Open Innovation de TAS. L’accompagnement, d’une durée de six mois renouvelables, est « très pratico-pratique » : « Nous souhaitons aider ces porteurs de projet à délivrer leur vision, avec de l’expertise technique, du support commercial mais aussi de l’aide dans la recherche d’investisseurs. »
Sur ce dernier front, TAS ne s’interdit pas de rentrer in fine au capital des start-up externes accélérées, même si « il n’y a pas d’engagement pris au départ ». « Nous vivrons ensemble au quotidien et les choses se feront au fil de l’eau, insiste Vincent Clot. Le but est avant tout de créer des collaborations stratégiques, d’explorer de nouveaux marchés, de porter des innovations disruptives. » Les activités développées sous forme intrapreneuriale seront quant à elles « réinjectées en interne via de nouvelles business lines », « feront l’objet de spin-off lorsque cela s’avérera justifié pour des raisons stratégiques » ou « seront portées par des partenaires ».
Attirer des start-up en Occitanie
Pour l’heure, l’accélérateur accueille une dizaine de start-up et d'intrapreneurs. Mais Vincent Clot prévient : « Notre objectif n’est pas quantitatif mais qualitatif. Nous ciblons avant tout des projets susceptibles de créer les marchés de demain dans un champ du NewSpace qui constitue pour Thales Alenia Space un incontournable relais de croissance. Ainsi, nous sommes ultra-sélectifs dans nos choix. » Avec, au cœur du dispositif, un écosystème toulousain particulièrement dynamique. « Toulouse est la capitale européenne du spatial, confirme le dirigeant. Nous sommes par conséquent à l’affût de tout ce qui s’y passe, que ce soit du côté académique ou industriel. D’ailleurs, notre accélérateur pourra permettre d’attirer de nouvelles start-up dans le territoire et, pourquoi pas, de les amener à s’y installer. »
« Passer à l’étape supérieure »
La genèse de cette initiative remonte à 2014, avec la mise en place par Thales Alenia Space d’un cluster d’innovation dédié au lancement de projets d’intrapreneuriat et de collaborations ouvertes avec plus de 700 start-up au total, « dont 150 ayant fait l’objet de collaborations approfondies, que ce soit en termes de partenariat technologique, d’exclusivité industrielle ou même d’investissement », précise Vincent Clot, qui cite notamment les entreprises toulousaines Kinéis et Anywaves. « Après quasiment dix ans d’exercice, il nous a semblé nécessaire de passer à l’étape supérieure en mettant formellement en place une structure d’accélération », ajoute-t-il.











