Sucrine Club lance une appli qui géolocalise les vendeurs en circuit-court
Cofondée à Toulouse par Audrey et Lionel Penaud, Sucrine Club propose une application mobile qui recense et géolocalise les acteurs de l’alimentation en circuit court (c’est-à-dire en vente directe, ou avec un intermédiaire au maximum). Lancée le 28 octobre, l’application, qui compte déjà plus de 300 utilisateurs, localise actuellement 235 points de vente - dans le Gers et en Haute-Garonne - qui proposent des denrées alimentaires produites sur place ou à moins de 200 km. « D’ici à deux ans, nous souhaitons géolocaliser 4 000 points de vente dans tout le sud de la France. L’été prochain, nous espérons déjà compter 1 000 établissements en Occitanie », explique à La Lettre M la cofondatrice, qui prévoit d’« être rentable dans deux ans ». Si l’application est pour l'heure gratuite pour les utilisateurs (des particuliers pour l’instant, mais des fonctionnalités pour les restaurateurs sont à l’étude) et pour les vendeurs, les deux cofondateurs envisagent de développer de nouvelles fonctionnalités payantes. « Nous pensons également commercialiser des bannières publicitaires », explique Audrey Penaud qui précise avoir eu différents contacts avec des acteurs du tourisme régional.
En quête de partenariats
Originaire du sud de la France, le jeune couple a travaillé six ans à Paris, lui en tant que développeur pour de grands groupes tels que LVMH, elle comme consultante logiciel SAP. « Lorsque nous avons eu envie de rentrer en région toulousaine, j’ai commencé à imaginer la création de Sucrine Club », se souvient la dirigeante, qui précise avoir lancé l’activité sur les fonds propres des deux fondateurs. « Aujourd’hui, je travaille à temps plein pour cette SAS tandis que Lionel y travaille à mi-temps. Nous avons aussi recruté une alternante étudiante à l’école d’ingénieurs de Purpan », indique Audrey Penaud qui prévoit de compter sept membres dans l’équipe à la fin de l’année 2023. Pré-accompagnée par Toulouse Métropole dans le cadre du parcours Adress (qui s’adresse aux entreprises de l’économie sociale et solidaire), Sucrine Club devrait bénéficier d’un accompagnement d’un an et demi pour se développer. « Nous avons surtout besoin d’être aidés sur notre communication », précise Audrey Penaud.
La fondatrice cherche également des partenaires institutionnels pour intégrer le groupe de travail qui a permis de faire naître l’application. « Depuis le mois de janvier, un groupe de travail d’une quinzaine de personnes, qui représentent les consommateurs, les producteurs, les distributeurs ou encore les restaurateurs se réunit régulièrement pour définir les besoins auxquels l’application doit répondre. Même si je suis en contact régulier avec des acteurs institutionnels du monde agricole notamment, il nous manque des représentants dans le groupe de travail », glisse la cheffe d’entreprise.










