SNC Lavalin, pilote permanent de l’aéroport de Francazal
Il était l’exploitant provisoire de la plateforme aéronautique de Francazal (Cugnaux), depuis fin 2010. Le groupe canadien SNC Lavalin a donc emporté la mise auprès de la DGAC, face à son concurrent Vinci Airport. Il exploitera l’aérodrome dédié à la maintenance aéronautique et l’aviation d’affaires pour 45 ans, à la tête d’un groupement associant aussi l’Aéroport Toulouse-Blagnac (39 %) et la CCI de Toulouse (10 %). La convention de DSP reste à finaliser, tandis que le Conseil d’Etat doit rendre son avis, d’ici l’été.
La meilleure offre. Les deux projets étaient « extrêmement bien définis » selon la commission d’appel d’offres, les deux étant « porteurs de solutions innovantes et soucieux de l’intégration de l’aérodrome dans son environnement. » Il est aussi précisé que SNC Lavalin avait présenté la meilleure offre, s’agissant « du volume des investissements… et de l’optimisation économique, du point de vue de l’Etat. »
Bilan… quid de l’aviation d’affaires ? SNC Lavalin pouvait s’appuyer sur son bilan d’exploitant provisoire. Le dernier comité de suivi, tenu début mars, avait été positif : « les services offerts aux usagers ont été améliorés (avitaillement, balisage lumineux, zone d’accès public)… L’occupation des hangars est à présent presque totale (6 sur 7) et a généré près de 200 emplois directs. » 3 000 mouvements aériens ont été enregistrés en 2012, dont 1 700 militaires. Détail : il n’est plus fait mention, depuis des mois, de l’aviation d’affaires, qui reste concentrée à Blagnac. Qu’en est-il exactement ? Difficile de savoir, même si une aérogare neuve a été ouverte.
Pas de vol passagers ni de fret. « Aucun vol régulier de passagers ni vol charter ne sera programmé sur l’aérodrome, et aucune subvention publique ne sera versée au groupement. » Le dernier comité de suivi avait également tenu à préciser les choses : « … l’allongement de la piste ou le développement d’une activité fret ne sont pas envisageables pour des raisons techniques et réglementaires. » Il n’empêche : « Francazal… nouveau pôle de développement tourné vers le secteur aéronautique, est… promis à une évolution coordonnée avec l’aéroport Toulouse Blagnac, en réponse à un objectif de développement durable. » Coordonner, sans rien transférer donc.
Les résultats de la mise en vente des 38 ha de terrains, à vocation aéronautique et non encore affectés, seront eux connus d’ici cet été.










