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Pyrénées-Orientales
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Aménagement - Urbanisme
| 16/07/2012

Scot Plaine du Roussillon : une approbation d’ici mi 2013

Jean-Paul Billès, président du syndicat mixte Scot Plaine du Roussillon a présenté, ce 16 juillet, le document d’orientation et d’objectifs, la dernière phase avant l’approbation, d’ici mi-2013, du projet du schéma de cohérence territoriale (Scot) concernant 83 communes. Le Scot sera ensuite révisable tous les 6 ans. « Ce document s’inscrit dans la droite ligne du plan d’aménagement et de développement durable qui est l’expression politique du Scot définit par les élus. Ce dernier a été validé en 2010. En septembre prochain, quatre réunions publiques seront organisées afin de présenter le document, appelé le DOO », indique Jean-Paul Billès soulignant que le document d’orientation a été validé début juillet avec une bonne mobilisation des élus (65 au total).
Quelques incertitudes
« Il y a encore des incertitudes au sud avec Elne et Ortaffa qui rejoindraient la CC des Albères-Cote Vermeille et au nord avec l’adjonction de la commune audoise de Fitou au sein de la CC salanque Méditerranée. » Le DOO s’applique sur 100 % du périmètre à deux exceptions près : le littoral, où un schéma de mise en valeur de la mer sera voté ultérieurement et des zones Claira-Rivesaltes-Salses-la-Château, où un schéma hors Scot sera aussi voté ultérieurement au regard des 600 ha de projets. Il en est de même pour Cabestany-Saleilles-Perpignan où 900 ha sont concernés et Pollestres-Canohès avec 1 500 ha.
Les objectifs qui vont apporter de réels changements :
- Des espaces agricoles à fort potentiels protégés
Près de 25 000 ha à fort potentiel sont repérés et concernés par un principe d’inconstructibilité. Ces espaces concernent les terroirs maraîchers et arboricoles de la plaine mais également certains terroirs vitcoles. « Il s’agit de permettre à l’agriculture de continuer et ou de se redéployer », insiste Jean-Paul Billès.
- Une armature verte et bleue reconnue et préservée
Il s’agit de préserver les espaces déjà concernés par des mesures de protection fortes : Natura 2000,… sur les massifs, le littoral et aux abords des étangs. « Il a été convenu que sur ces espaces, il n’y aurait pas de zones photovoltaïque au sol », note Jean-Paul Billès.
- Des limites urbaines durables affirmées et des franges rurales à qualifier
Les communes de la plaine, du littoral et du cœur d’agglomération ont fixé des limites durables à leurs extensions urbaines. « Il s’agit de préserver des coupures vertes entre les communes, éviter l’effet grande conurbation et maintenir l’identité paysagère de la plaine du Roussillon », poursuit le président, suivant ainsi le concept de l’Archipel des communes prôné par l’agglomération de Perpignan.
- Une offre de logement équilibrée et diversifiée, des quartiers d’habitat durable
« Nous avons travaillé sur un Scot Grenelle qui nous oblige à donner des objectifs chiffrés de construction par communauté de communes en rapport avec le PLH » souligne-t-il. « Il est prévu la construction de 47 000 logements pour les 15 ans à venir sur la base d’une croissance démographique de 1,3% par an. La densité envisagée est de 25 logements représentant une économie de 450 ha de foncier » explique le président. 35 000 logements concerneront le territoire de l’agglomération avec un objectif de tendre vers 20% de logements sociaux. 24 sites ont été sélectionnés pour y développer des projets de quartier d’habitat durable : éco-quartier, accroissement de la densité, logements sociaux, espaces verts, transports collectifs…Ce qui est présenté au niveau du logement vaut aussi pour les zones d’activités où des règles spécifiques seront a respecter sur 17 sites définis : Saint-Charles, Pôle nautique, Prae (Rivesaltes), Agrosud, Tecnosud, Naturopôle…
- Un développement commercial maîtrisé
Les élus souhaitent préserver le tissu de commerces de proximité au cœur des villes et villages et maîtriser les impacts des grandes zones commerciales sur l’organisation du territoire. 23 zones ont été déterminées. « L’objectif est d’éviter la création de nouveaux pôles commerciaux et d’améliorer ceux qui existent » souligne Jean-Paul Billès. Ces objectifs s’appuient sur un projet de Dacom (document d’aménagement commercial) qui remplacera à terme l’actuelle Cdac. « Il imposera une autorisation au-delà de 1 000 m2 pour les nouvelles implantations » annonce le président qui craint voir apparaître des friches commerciales dans les années à venir en raison de la concurrence du e-commerce.
- Un schéma de déplacement multimodal à l’échelle d’un grand bassin de vie
Il est devenu nécessaire de construire un schéma de déplacement coordonné entre les différentes autorités qui organisent le transport. Ce schéma s’appuie sur la modernisation des infrastructures existantes : voies ferrées, réseau routier et du réseau de transport en commun sur l’agglomération. « Il s’agit de redonner vie à l’étoile ferroviaire, développer des pôles d’échanges multimodaux » note le président du Scot qui y voit là le lien avec les projets d’interScot avec le narbonnais et littoral sud en attendant que le 3e projet de Scot du département des P.-O. émerge sur la zone du Conflent. L’agence d’urbanisme prévoit de lancer une étude de préfiguration après les élections de 2014.
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