Santé : les projets IHU de Toulouse et Montpellier
Le vieillissement et la prévention de la dépendance à Toulouse, la pathologie articulaire et musculaire à Montpellier : ces thématiques sont au cœur des candidatures que les 2 métropoles s’apprêtent à déposer auprès de l’Agence nationale de la recherche (ANR) pour décrocher un Institut hospitalo-universitaire (IHU) sur leur territoire et les financements associés (entre 35 et 55 M€ par IHU, sur 10 ans). Spécificité des IHU, lancés en 2010 dans le cadre des Investissements d’Avenir : ils doivent associer au moins une université, un établissement de santé et un établissement de recherche autour d’une thématique unique. L’appel à projets, lancé le 29/3, devait se clôturer le 12/10 mais la date butoir vient d’être reportée sine die.
Baptisé « Inspire » (Institut pour la prévention, le vieillissement en santé et la médecine réjuvénative), ce projet fédère le CHU de Toulouse, l’Inserm, le CNRS et l’Université Toulouse III - Paul Sabatier et vise à créer, sur le site de l’Oncopôle à Toulouse Langlade, « un pôle de dimension mondiale dans la prise en charge du vieillissement et la prévention de la dépendance », résume le Pr Vellas, en charge du volet clinique d'Inspire. Le budget prévisionnel – 630 M€ sur 10 ans – inclut notamment la construction d’un nouveau bâtiment de 12.000 à 14.000 m2 « en capacité d’héberger entre 550 et 600 personnes », précise le Pr Casteilla, porteur du projet scientifique de l’IHU toulousain. Et de compléter : « L’objectif est aussi d’associer les territoires au sein d’une silver economy valley régionale, unique au niveau national et visible à l’échelle mondiale. »
Côté Montpellier, un dossier intitulé « Move ! » est prêt à être envoyé à l’ANR. Il est porté par le CHU de Montpellier, conjointement avec l'Université de Montpellier, Montpellier Méditerranée Métropole, l'École nationale de chimie, l'École des Mines d'Alès, l'Inserm et la fondation Arthritis, et s’inscrit dans la continuité de l'I-Site Muse (Montpellier University of Excellence). Son ambition : agir sur l’intégralité du parcours de soin des patients en matière de pathologie articulaire et musculaire. Le projet devrait s’implanter sur le site de Saint-Eloi du CHU de Montpellier, dans des locaux de 7.000 m2 pouvant accueillir 250 enseignants-chercheurs, le personnel soignant et administratif, 6 biotechs accompagnées par le bio-incubateur Cyborg et un « stemcell », site de traitement des cellules souches. « C’est un projet de 120 M€. Si notre dossier est retenu par l’ANR, nous recevrons 50 M€ sur 10 ans. Nous avons déjà trouvé les 70 M€ restants. Plusieurs partenaires ont répondu présents, dont 12 industriels », explique Christian Jorgensen, directeur de l’institut de médecine régénérative du CHU de Montpellier.
En 2010, 6 IHU avaient été créés en France. Cette 2e vague de labellisation doit permettre de voir émerger jusqu’à 3 nouveaux instituts. Avec déjà deux concurrents sur les rangs pour la seule région Occitanie, la bataille s’annonce rude…










