Le président de Sanofi France, Christian Lajoux, a signé cet après-midi, avec le préfet du Gard, Hugues Bousiges, et Eric Rebiffé, DG de Sanofi Développement, une convention de revitalisation pour le département de Gard. Cet accord, qui prévoit la création de 89 emplois dans les trois ans, intervient dans le cadre d’un accord national, visant à compenser la suppression, par Sanofi, de 440 emplois de visiteurs médicaux. En contrepartie, Sanofi investit 2,3 M€, répartis entre cinq territoires sur lesquels le groupe est implanté : Aramon, Tours, Quetigny, Sisteron et Vertolaye. « Les services de la Direccte ont travaillé avec Sanofi pour orienter cette convention de revitalisation vers la création d’activités et d’emplois industriels », a précisé le préfet du Gard.
230 emplois supprimés à Montpellier
Christian Lajoux a confirmé, par ailleurs la suppression de 230 postes sur le site de Sanofi à Montpellier. Selon l’AFP, la direction de Sanofi va présenter demain, lors d’un comité d’entreprise extraordinaire, un nouveau plan de réorganisation de sa branche Recherche et Développement, prévoyant 207 suppressions d’emplois, notamment à Toulouse et Montpellier, et la suppression de 230 postes sur 1 067 à Montpellier, soit par des mutations, soit par des suppressions nettes d’emplois. « Il est exact que la partie recherche (de Montpellier) va être transférée vers d’autres lieux d’activité de Sanofi », a confirmé Christian Lajoux à La Lettre M. « Mais Montpellier va rester un des centres mondiaux de développement. Montpellier n’est pas en danger », a-t-il assuré. Le président de Sanofi France « réaffirme que le rapport Santouil », établi par une commission ministérielle mise en place par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, « reste notre feuille de route ». Cette mission « avait reconnu la nécessité pour Sanofi de se restructurer en termes de recherche, et reconnu (celle de) spécialiser les sites de recherche. Nous allons le faire maintenant dans une phase de concertation et de négociation. Nous avons la volonté de maintenir les activités à Toulouse et à Montpellier pendant cinq ans, le temps de leur autonomisation et de leur restructuration », a-t-il ajouté, promettant que « personne ne se retrouvera sans poste ». Christian Lajoux a également affirmé la « volonté » de Sanofi de « continuer à ancrer la moitié de notre recherche en France ».
Photo : de gauche à droite, Eric Rebiffé, DG de Sanofi Développement, Christian Lajoux, président de Sanofi France, Hugues Bousiges, préfet du Gard, et Patrice Prat, député-maire de Laudun-L'Ardoise