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Hérault
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Aménagement - Urbanisme
| 22/09/2023

Salon de l’immobilier de Montpellier : les professionnels de l’acte de bâtir prônent la résilience

De gauche à droite : Laurent Villaret, président de la Fédération des promoteurs immobiliers Occitanie-Méditerranée (FPI OM), Guilhem Michel, organisateur du salon de l'immobilier de Montpellier, Michaël Delafosse, président de Montpellier Méditerranée Métropole et Céline Torres, présidente du pôle habitat de la Fédération française du bâtiment (FFB) Occitanie.
© Mickaël Deneux / La Lettre M

En ouverture du 23e salon de l’Immobilier de Montpellier – le 22 septembre- Michaël Delafosse, président de Montpellier Méditerranée Métropole détaille sa feuille de route en matière de construction de logements neufs. « En 2022, nous avons offert de la lisibilité aux acteurs du secteur avec le choc de l’offre, soit 8 000 logements programmés sous deux ans. En juillet, le conseil métropolitain a voté un plan d’urgence de 100 M€ pour surmonter la crise », pointe l’élu en évoquant la prochaine création de l’Office foncier solidaire, avec pour objectif la signature de « 700 baux réels solidaires (BRS), d’ici deux ans afin de sécuriser les opérations ».

De futures assises du logement

Et en 2022, la collectivité a lancé la production de 4 782 logements dans les nouveaux quartiers de Montpellier. Lors de son intervention, le président de la Métropole de Montpellier a aussi fait part de sa volonté de lancer des assises du logement. « Nous allons organiser prochainement des assises de l’économie, le 17 novembre au Corum. Nous allons ensuite consacrer un temps à l’immobilier et au logement. Un événement est à venir », indique l’édile sans toutefois préciser un  calendrier. Objectif ? Établir un livre blanc et replacer le sujet de la construction de logements dans le débat, en vue d'alerter le gouvernement « Nous sommes au niveau le plus bas de production de logements depuis la guerre et 30 000 personnes sont éligibles au logement social dans notre métropole », alerte l’édile. Un constat, partagé par Céline Torres, présidente du pôle habitat de la Fédération française du bâtiment (FFB) Occitanie. « Le niveau de production correspond à celui de la crise de l’immobilier de 1991. Période où 60 % de l’acte de bâtir a été épuré », souligne-t-elle à La Lettre M.

En quête de confiance

Cette dernière fustige « l’indifférence du gouvernement. Le silence est total pour les particuliers et les entreprises cherchant à investir. » Et de revenir sur la fin programmée du prêt à taux zéro (PTZ) et du dispositif Pinel « La suppression de ces deux dispositifs permet à Bercy de réaliser 2,4 Md€ d’économie supplémentaire, alors que notre filière en rapporte déjà plus de 50 Md€ ». De son côté, Laurent Villaret, président de la Fédération des promoteurs immobiliers Occitanie-Méditerranée (FPI OM) prône la résilience. « Nous exerçons un métier de cycle. Depuis 50 ans, l’acte de bâtir a connu des moments difficiles. Demain, la conjoncture sera meilleure ». Le représentant des professionnels s’adresse aussi aux futurs acquéreurs sur le territoire de la métropole. « La moitié de la crise est une crise de confiance. Il faut arrêter de croire qu’on ne peut plus acheter ». Laurent Villaret aborde également les nouveaux dispositifs comme le BRS, avec « des programmes déjà en place ».  L’organisateur du salon de l'immobilier de Montpellier, Guilhem Michel, abonde : « En mars dernier, le maître mot était d’arrêter d’acheter. Les taux d’intérêt étaient alors de 3,20 %. Ceux qui ont attendu se trouvent aujourd’hui avec des taux de 4 % ».

Mickaël Deneux / deneux@lalettrem.net
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