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Gard / Hérault
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Agri - Agro
| 9/04/2021

Royal Canin réfute avoir « baladé » Orchestra sur un projet de reprise de son entrepôt

« On a beaucoup discuté avec un grand fabriquant de croquettes de la région qui nous a baladés pendant des mois en prétendant pouvoir trouver une solution (pour les salariés de notre entrepôt de Saint-Aunès, NDLR). Cette entreprise prétend aujourd’hui qu’avec le Covid, elle suspend ses projets. Mais elle ne m’a rien écrit, elle n’a même pas eu la décence de me téléphoner. » Ces trois petites phrases lancées par Pierre Mestre, dirigeant-fondateur d’Orchestra, parmi les leaders de la puériculture et de l’habillement pour enfants (siège : Saint-Aunès, 34), lors d’un reportage diffusé jeudi par Complément d’enquête sur France 2, a hérissé le poil des dirigeants de Royal Canin. Sans être directement nommé, « le grand fabriquant de croquettes » installé à Aimargues (30) est tout de même désigné par Pierre Mestre comme une cause à certains de ses maux... alors même que Royal Canin nie avoir eu tout contact direct avec Pierre Mestre.

Appel d'offres
« Nous avons uniquement traité avec des prestataires de service. Nous n’avons baladé personne », affirme-t-on au sein de cette filiale du groupe Mars. « Dans le cadre d'un appel d'offre de services en matière de logistique, Royal Canin a consulté des acteurs de service logistique en région Occitanie. Un cahier des charges leur a été donné en août 2020. Certains partenaires consultés ont interrogé la faisabilité d’opérer sur la plateforme opérée par Orchestra. Chacun d’entre eux a présenté son dossier à notre comité logistique fin d’année 2020 et chacun a reçu la position de Royal Canin en fin d'année 2020. Aucune des propositions faites n'a été retenue », poursuit l’entreprise qui recherche toujours une solution à ses besoins croissants.

Pour comprendre l’affaire, il faut remonter à l’an dernier et la reprise d’Orchestra par son dirigeant devant le tribunal de commerce de Montpellier au travers de la société NewOrch. A l’époque, Pierre Mestre s’engage à trouver une solution pour la reprise de la centaine de salariés de son entrepôt de Saint-Aunès, devenu inadapté au volume d’activité. Plusieurs logisticiens sont sur les rangs mais aucun ne se positionne finalement... contraignant Orchestra, qui ne peut pas faire de plan social, à trouver un autre entrepôt, plus petit, à Lunel Viel (La Lettre M du 23 mars). Depuis plusieurs mois, le site logistique de Saint-Aunès compte 84 salariés, certains d’entre eux ayant démissionné. « Cet entrepôt est bien plus petit que celui occupé jusqu'ici. Et le confort de travail n'est vraiment pas le même ! Ce que l’on comprend, c’est que l’on ne retient personne et que l’entreprise ne veut pas signer de rupture conventionnelle... Le projet reste flou », explique une salariée d’un magasin.

Guillaume Mollaret / redaction.montpellier@lalettrem.net
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