Robert Bousquet (Ermic) : « Nous visons 50 M€ de CA à horizon 2029 »
Après s’être séparé début décembre de sa filiale Survision, spécialisée dans la lecture automatique de plaques d’immatriculation, le groupe haut-garonnais Ermic entend muscler le développement de ses deux autres sociétés – Sterela et Noval - tout en planchant sur de potentielles opérations de croissance externe. Robert Bousquet, président du groupe de 160 salariés visant 50 M€ de chiffre d’affaires à horizon 2029, accorde une interview exclusive à La Lettre M.
Pourquoi avoir fait le choix de vous séparer de votre filiale Survision (l’entreprise a été cédée à une quinzaine de managers soutenus par Capital Export ; une opération de MBO qui s'est accompagnée d'un investissement de 25 M€, NDLR) ?
Survision faisait partie de notre groupe depuis 2012. Depuis, la société a triplé son chiffre d’affaires pour atteindre 12 M€ cette année. C’est une décision qui a été prise par l’ensemble des actionnaires afin de donner à l’entreprise un nouvel élan international et de permettre à Ermic de se concentrer sur ses deux autres sociétés, Sterela et Noval, et ses quatre domaines stratégiques : la mobilité et les infrastructures, la Défense et la sécurité, le confort et l’efficacité des bâtiment, mais aussi la météo. Nous avons par conséquent mandaté la banque d’affaires Oaklins France et l’opération - malgré le contexte politique et géopolitique actuel - a rencontré un succès assez incroyable. Nous avons entamé les premières démarches auprès des fonds juste juste avant l’été et tout s’est fait assez rapidement. Nous avons reçu plusieurs offres, ce qui est rare par les temps qui courent, et Capital Export a remporté la mise.
Quelles sont désormais vos ambitions pour vos filiales Sterela et Noval ?
L’objectif, comme je l’ai indiqué, est de conforter notre position dans le développement de systèmes électriques dans les quatre domaines stratégiques qui sont les nôtres. Les perspectives sont très bonnes, y compris à l’international. Tous les systèmes que nous développons pour ces différents marchés sont basés sur le même socle technologique. Nous souhaitons renforcer encore davantage notre pénétration au sein de la chaîne de valeur, c’est-à-dire être les meilleurs sur le hardware tout en proposant des services liés à l’exploitation et à l’analyse des données produites ou récoltées et en assurant la maintenance en conditions opérationnelles de l’ensemble de nos systèmes.
Quelles sont vos perspectives en termes de croissance ?
En 2010, notre groupe réalisait environ 10 M€ de chiffre d’affaires. En 2024, nous avons enregistré 46,8 M€ de CA. En 2025, compte tenu de notre nouveau périmètre, nous visons environ 33 M€ de CA, soit 22,5 M€ pour Sterela et entre 10 et 11 M€ pour Noval. À horizon 2029, nous ciblons le cap des 50 M€ de CA. Pour cela, nous misons sur de la croissance organique, bien entendu, mais aussi sur des opérations de croissance externe. Plusieurs dossiers sont en cours...
Quels types d’entreprises ciblez-vous ?
Dans le champ de la Défense, nous souhaitons être en mesure de proposer des systèmes d’entraînement complets, au-delà des porte-cibles que nous déployons déjà. Pour cela, nous devons nous doter de briques technologiques supplémentaires ainsi que de solutions d’analyse des données. Sur le marché de la météorologie, la logique est globalement la même : nous voulons compléter nos solutions en allant au-delà de la seule capture des données et nous souhaitons nous positionner sur la maintenance. Mais notre ADN reste le même ; il s’agit de fournir des systèmes fonctionnant dans des environnements sévères, voire très sévères.











