Revolinc, projet phare du réseau montpelliérain Vectopole Sud
La communauté montpelliéraine scientifique* lancera, le 3 mai à Agropolis International, le réseau Vectopole Sud. Ce réseau est dédié à la problématique des animaux vecteurs d'agents pathogènes, responsables de maladies infectieuses humaines ou animales, et des ravageurs de cultures. À cette occasion, sera présenté le projet Revolinc, porté par le Cirad avec l’IRD (Institut de recherche pour le développement), l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) et l’EID Méditerranée (Entente interdépartementale de démoustication), et doté d'un financement du European research council de plus d’1 M€ sur quatre ans. Revolinc se consacre à la lutte contre trois insectes vecteurs et ravageurs : les moustiques-tigres (vecteurs de la dengue, du chikungunya et du zika), la mouche tsé tsé (vecteur de la maladie du sommeil en Afrique) et la mouche des fruits méditerranéenne.
* Cirad, CNRS, EID Méditeranée, Inra, IRD et Université de Montpellier.
Procédé de Revolinc
« Le moustique-tigre sévit dans notre région et désormais jusqu’à Paris et même au delà, explique Thierry Baldet, chercheur au Cirad et coordinateur de Revolinc à Montpellier. Au delà de la nuisance des piqûres, le fait qu’il soit vecteur du virus de la dengue ou du chikungunya est préoccupant ». Revolinc s’appuie sur la technique dite de l’insecte stérile qui consiste à produire des moustiques-tigres mâles, les stériliser par irradiation puis les relâcher. Une fois dans la nature, ils stériliseront à leur tour les femelles au moment de l’accouplement. La valeur ajoutée de Revolinc consiste à imprégner le mâle d’un biocide, qu’il transmet à la femelle, laquelle le disséminera sur les sites larvaires en allant pondre. « Pour l’instant, nous en sommes à l’étape laboratoire : il s’agit de trouver le bon candidat biocide, le bon mâle pour obtenir le bon transfert, poursuit Thierry Baldet. Viendront ensuite, des essais en serre en 2019 puis sur le terrain en 2020-2021, à La Réunion, puis sur la zone de Montpellier dans les cinq ans. » Les résultats de cette recherche sur le moustique-tigre devraient bénéficier à l'EID Méditerranée.










