Réseaux et transformation numérique au programme des 1res assises TPE Cœur d'Hérault
Les 1res assises de la TPE Cœur d’Hérault, organisées par le syndicat mixte de développement local du pays Cœur d’Hérault, se sont tenues le 12 octobre à Saint-André-de-Sangonis (bâtiment Novel.id). Deux thématiques ont fait l’objet de tables rondes : la nécessité pour les TPE de se rassembler, au sein de réseaux, et la transformation numérique.
Les avantages de l’appartenance à un réseau sont multiples selon les intervenants présents. Au-delà des rencontres inter-professionnels, adhérer à un groupe d’entreprises permet de mutualiser certaines dépenses. « Au sein du réseau Occigène (dédié aux professionnels des activités en pleine nature dans l’Hérault, NDLR) nous proposons des formations en interne, en négociant les tarifs auprès du formateur », explique Cécile Amiel, directrice d’une base de plein air du Salagou centre nautique Rives de Clermont-l’Hérault. Peuvent également être mutualisés les opérations de communication, l’achat d’espace pour des stands sur un salon ou encore l’achat de produits. « Grâce au réseau Ebene, nous avons réussi à faire descendre le prix d’achat de certaines matières premières, uniquement en mettant en avant le volume annuel acheté par nos membres », raconte Franck Salvagnac, président d’Osmea (caisserie industrielle et emballage industriel, Lodève – 34).
Quant à la transformation numérique, si elle semble incontournable, elle nécessite de prendre certaines précautions. « Le numérique peut s’avérer très chronophage, prévient Franck Berthu, chargé de mission innovation, expert en transformation digitale, pour l’agence régionale Ad’Occ. Il faut donc bien identifier en amont ses objectifs. » « Ouvrir son site internet, ça revient à ouvrir une boutique dans une immense capitale, mais située dans une petite rue », résume Stéphane Strobl, gérant de Rue Traversette, conserverie artisanale. « Cela fait un an que je prépare le lancement orchestré de mon école en ligne Mosaïque School », témoigne Véronique Juan, dirigeante de Naovia Tesselia. Beaucoup de préparation pour des bénéfices concrets. « En trois ans, nous sommes passés de TPE à PME notamment grâce à notre transformation numérique, souligne Frédéric Bidault, dirigeant d’Oyas Environnement (systèmes d’arrosage en céramique poreuse, Saint-Jean-de-Fos) présent dans l’assistance. Cela nous a permis d’ouvrir notre marché au niveau national et international. Aujourd’hui, nous réalisons 50 % de nos ventes en ligne. » Quant au choix d’externaliser ou non ces prestations, les avis divergent. « Il y a toujours la peur de voir ses données piratées », convient Franck Berthu. Une crainte qui ne concerne pas toutes les TPE : « Je n’héberge aucun donnée, aucune vidéo, aucun tutoriel, j’externalise tout », explique Véronique Juan. « J’estime que le cloud est suffisamment sécurisé », confirme une personne dans l’assistance.










