Languedoc-Roussillon
Conjoncture
"Reprise molle" en L.-R., selon le baromètre des experts-comptables
Selon l’économiste Nicolas Bouzou, fondateur d’Asterès, et interviewé sur le baromètre de l’économie régionale de l’ordre des experts-comptables, « le Languedoc-Roussillon est en train de connaître une « reprise molle » et annonce un PIB qui « ne devrait pas dépasser 1,8 % en 2011 ». Côté exportations, le baromètre des experts-comptables constate une forte hausse au 2e trimestre 2011, avec + 24 % en rythme annuel, contre + 8 % au niveau national. « La région semble enfin à même de s’arrimer à la demande des pays émergents, ou du moins du Maghreb (…) Les exportations vers l’Algérie ont notamment été multipliées par quatre en un an », analyse Nicolas Bouzou. L’Aude et l’Hérault enregistrent des hausses de plus de 40 % sur un an au 2e trimestre, la Lozère + 53 % même si elle part de plus bas, les P.-O. suivent aussi cette hausse. Seul le Gard reste un peu à l’écart de cet envol car « peu porté par l’essor des industries agroalimentaires ».
Recul de l'emploi
Au niveau du marché du travail, le baromètre des experts-comptables constate la confirmation du « scénario de rechute de la région à la mi-2010 ». Le rythme de création est selon le baromètre « faible et irrégulier » avec 1 400 emplois créés par trimestre en moyenne depuis le 2e trimestre 2009, contre 3 800 par trimestre avant la crise. L’emploi recule dans les P.-O. mais progresse dans l’Aude, le Gard et la Lozère. Il est resté stable dans l’Hérault. Selon l’ordre des experts-comptables, 2 000 créations d’emploi salariés par trimestre sont nécessaires pour faire reculer le taux de chômage.
Pistes de développement
Pour Nicolas Bouzou, « deux des moteurs économiques de la région ont faibli », le BTP et le commerce. Il pointe également du doigt le fait que la croissance du L.-R. « reposait, de façon directe ou indirecte, en partie sur l’endettement public ». Selon l’économiste, il s’agit désormais de d’exporter davantage de produits transformés, de poursuivre la montée en gamme de la filière vinicole, d’étoffer le segment haut de gamme de l’offre touristique et d’encourager les filières liées aux nouvelles technologies.










