Remaniement : Philippe Saurel n'est pas candidat
Alors que Manuel Valls doit annoncer ce mardi la composition du nouveau gouvernement, Philippe Saurel, maire de Montpellier (DVG) et proche du Premier ministre, a déclaré lundi à La Lettre M qu’il n’était pas candidat pour un éventuel portefeuille ministériel. « Je suis maire de Montpellier depuis 5 mois, président d’agglomération depuis 4 mois. Je prends beaucoup de plaisir à exercer mes mandats, acquis grâce au peuple de Montpellier. Je suis fidèle à mes engagements de maire et de président d’agglomération. Il n’est pas question pour moi de répondre favorablement à une quelconque sollicitation. Je ne cours pas après les ministères. La plus belle victoire, ma plus belle médaille, c’est les Montpelliérains qui me l’ont donné. »
Le remaniement : « un non événement »
Interrogé sur le remaniement en lui-même Philippe Saurel l’a qualifié de « non événement. On remanie sur le buzz fait par deux ministres, pas sur le fond, pas parce que les Français sont à la peine. On a l’impression de règlements de compte au sein du gouvernement. Je ne comprends pas cette façon-là de faire de la politique. Les Français sont à 50 000 km des propos de Hamon et Montebourg. Personne ne comprend rien à ce qui se passe. C’est perçu comme d’énièmes divisions, chamailleries. Des ministres prennent appui sur les médias pour se démarquer et jouer sa carte personnelle dans des cénacles déjà construits. Et entre temps, sur le terrain, que deviennent les agglomérations, les communes ? Les partis politiques sont en capilotade, s’autodétruisent et parlent une langue morte. Ils ne répondent pas aux questions que pose le peuple. Il faut fédérer le peuple, je rejoins Jean-Luc Mélenchon sur ce point. Je suis très triste de constater que la politique au sens noble du terme en est ramenée à des affaires de buzz personnels entre ministres. Les Français attendent une liberté de positionnement politique, à tous les niveaux du fonctionnement de l’Etat. Les médias sont obnubilés par des ministres qui jouent leur carrière et ne s’occupent pas des Français. Très peu travaillent. Il y a de moins en moins d’Etat, les fonctions régaliennes de l’Etat ne sont pas abouties. »










