Fil infos

| | 24/02/2009

Région/Financement – Caisse des dépôts, Oséo et Banque de France créent un outil de financement des entreprises

En signant une convention tripartite, La Caisse des dépôts (CDC), Banque de France et Oséo créent en fait une plate-forme opérationnelle d’examen et de suivi des dossiers de financement des entreprises. Quatre objectifs sont assignés à cette nouvelle plate-forme : détecter les entreprises en difficulté, les orienter vers les dispositifs adéquats, les suivre dans leurs démarches et observer les entreprises de la région du point de vue des fonds propres disponibles. « Nous sommes trois institutions qui possédons des expertises réelles, des modalités complémentaires d’intervention et une même culture financière, argumente Hervé Tonnaire, directeur régional de la CDC, à l’origine de la convention. On ne viendra pas sur les fonds de roulement ni la trésorerie, mais on apporte une réponse opérationnelle dans une période difficile ».« Chacun fonctionnait avec ses logiques, sans trop se parler renchérit Bernard Ramette, directeur de la Banque de France, mais la crise a montré la fragilité du monde des banques et des entreprises. Il nous fallait regrouper nos forces et nos talents ». Concrètement, et en dehors des contacts informels réguliers entre les trois institutions, une réunion mensuelle sera organisée pour statuer sur les cas difficiles.Les dispositifs d’Oséo vont s’ouvrir aux ETIPour illustrer les difficultés actuelles des entreprises, Françoise Guetron-Gouazé, directrice régionale d’Oséo, dresse un tableau rapide des affaires auxquelles ses services ont dû répondre : « Depuis novembre, on a accordé une aide à une centaine de dossiers. On constate aujourd’hui une croissance d’arrivées de dossiers. Jusqu’ici, nos aides concernaient les TPE et l’artisanat pour 5 000 à 10 000 €. Maintenant on voit arriver des dossiers de PME moyennes, au-delà de 50 salariés, pour cause de baisse importante des carnets de commande. Demain, Oséo devrait aller plus loin : on attend le feu vert de Bruxelles pour accompagner les entreprises de taille intermédiaire (ETI), jusqu’à 5 000 salariés. On pourra aller jusqu’à un risque de 15 M€ ». La convention tripartite représente ainsi, selon la directrice d’Oséo, « le maillon manquant de la chaîne ».F.D.

Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie