Régionales – Éric Andrieu, candidat « ni pro ni anti-Frêche »
Le premier secrétaire du PS audois a confirmé, ce matin, son intention de briguer le poste de chef de file des socialistes pour l’élection régionale de mars prochain, et marqué, à cette occasion, sa distance avec le président divers gauche de la Région, Georges Frêche. Lors d’une conférence de presse dans un café de Montpellier, Éric Andrieu a estimé que « le scénario Georges Frêche (n’était) pas un scénario exclusif ». « Il est irresponsable de penser qu’il puisse y avoir un seul scénario au regard de l’enjeu du maintien de la région à gauche ». Commentant la candidature, face à lui, d’un autre Audois, le maire de Gruissan Didier Codorniou, Éric Andrieu a estimé que ce dernier, considéré comme proche de Georges Frêche, s’était « fait prendre en otage. Didier s’est fait instrumentaliser, et c’est regrettable ». Il a également affirmé que « bon nombre de mes camarades ont essayé jusqu’à hier, par des manœuvres et des stratégies, pour ne pas parler de magouilles, de déstabiliser ma candidature ». Les quatre autres secrétaires fédéraux du PS soutiennent la candidature du Lozérien Alain Bertrand, en faveur d’une liste menée par le divers gauche Georges Frêche, exclu du PS.
« Traître »
Éric Andrieu a assuré qu’il n’était « ni pro, ni anti-Frêche », et qu’il ne serait « pas l’acteur, ni de la disparition du PS de la région, ni de la perte, pour la gauche, de la Région ».
Il a récusé le qualificatif de « traître » dont l’aurait gratifié le président de la Région. « Georges Frêche dit que je suis un traître, que je ne suis pas fiable, pas digne de confiance. Si résister à Georges Frêche, à la Région, pour défendre la revitalisation rurale ou le volet territorial des contrats de projet État/Région, c’est être un traître, alors oui, je suis un traître. Si c’est d’avoir été désigné comme tête de liste du PS aux européennes contre le candidat qu’il soutenait, Christian Bourquin, alors oui, je suis un traître. On m’accuse également d’avoir fomenté un complot en 2004-2005, à la Région, contre Georges Frêche. Mais j’attends d’avoir les élements formels de ce dont on m’accuse ».
Soutenu par Vezinhet et Mandroux
L’Audois, qui a tenu sa conférence en présence du secrétaire fédéral du PC héraultais, Jean-Louis Bousquet, du secrétaire régional des Verts, Manu Raynaud, et d’un proche de la maire de Montpellier, Christian Assaf, s’est posé en candidat du rassemblement des forces de gauches, tout en assurant qu’il voulait « ouvrir » la future liste de gauche « aux démocrates qui se retrouveront sur nos positions ». Avant le vote interne au PS, qui aura lieu le 1er octobre, Eric Andrieu va faire campagne dans toute la région, tout en avouant qu’il avait « une confiance modérée envers mes camarades secrétaires fédéraux ». Éric Andrieu compte parmi ses soutiens déclarés le président du conseil général de l’Hérault André Vezinhet et le maire de Montpellier, Hélène Mandroux. Dans le Gard, un seul conseiller général, Alexandre Pissas, s’est ouvertement déclaré en sa faveur. « 37 cadres du PS gardois me soutiennent », affirme Éric Andrieu, qui se prévaut également de soutiens dans les P.-O. et dans l’Hérault. Dans l’Aude, les maires PS de Narbonne (Jacques Bascou) et Carcassonne (Jean-Claude Pérez) se prononcent, selon Midi Libre, en faveur de Georges Frêche comme tête de liste. « Je comprends leur posture, ils ont besoin de partenariats », avec la Région, a assuré Éric Andrieu. Il affirme que le maire de Carcassonne lui aurait lancé, dans l’euphorie de sa victoire de dimanche : « Tiens le coup, va jusqu’au bout ! ».










