Région/Agriculture - Chambres d’agriculture et Région préconisent des nouveaux marchés sur les anciennes terres viticoles
Un an et demi après l’appel à projet pour une alternative agricole à l’arrachage viticole, les quatre chambres d’agriculture concernées par le phénomène et le conseil régional remettent leur étude, appuyée par l’analyse de la Safer et de SupAgro. Une somme qui zoome sur les 38 000 hectares arrachés d’ici le printemps 2009, par une analyse cartographique de la répartition des surfaces et de projets collectifs de restructuration viticole. En 76 fiches, l’étude brosse également un panel de productions agricoles susceptibles de représenter une alternative à la vigne, comme l’abricot, l’amande, le blé dur, l’olive, les plantes médicinales, le chanvre ou encore la truffe, et fournit une grille d’aide à la réflexion sur le choix des cultures adaptées aux lieux. « Nous avons subi l’arrachage mais nous ne voulons pas abandonner ce métier d’agriculteur insiste Guy Giva, président de la Chambre régionale d’agriculture ». Le porte-parole du monde agricole régional regrette néanmoins la perte « de très beaux terrains, par pudeur des viticulteurs qui ne souhaitaient pas faire savoir qu’ils allaient demander la prime d’arrachage » . Des terrains qui ont déjà trouvé preneur et ne pourront donc pas entrer dans la restructuration foncière actuelle. Les fermes solaires, « poule aux œufs d’or » La volonté de conserver des terres en production agricole, et donc d’assurer aussi une esthétique paysagère indispensable à la bonne marche du secteur touristique, se heurte désormais aux démarchages intensifs menés par les groupes énergétiques pour mobiliser des terrains susceptibles de recevoir une centrale photovoltaïque : « C’est clairement un frein à la restructuration foncière, insiste Guy Giva. , car on présente aux agriculteurs en difficulté une poule aux œufs d’or. Or on ne peut pas geler des terres à vocation agricole pour 20 ou 30 ans, surtout après le signal d’alarme tiré récemment par la Banque mondiale ». F.D.










