Région > Négociations ardues sur les contrats État-Région 2007-2013
Les discussions entre la Région et l’État se poursuivent sur les contours et le contenu des futurs contrats. Non seulement sur le Contrat de projets Etat-Région, mais aussi sur les deux contrats de massifs qui intéressent le Languedoc-Roussillon : Massif Central et Pyrénées. Insatisfaites des budgets prévus par l’État, les Régions protestent encore : le président de la région Auvergne, René Souchon, pilote sur le Massif Central, devrait ainsi s’adresser au Premier ministre cette semaine afin de demander la révision du projet de contrat. « On ne peut pas signer en l’état. ». Contrats de massif : Le Massif central (de la Lozère à l’Ouest de l’Aude), le plus grand de tous les massifs en superficie (42 % de la surface totale), doit recevoir sur 7 ans 44,8 M€ de l’État (sur les 85 M€ prévus sur 2000-2006, seuls 60 M€ ont été engagés). « Dans le cas où l’Etat révise sa position et revient aux sommes précédentes, les régions sont prêtes à mettre autant, et l’Europe a déjà décidé 100 M€ pour tous les massifs français », complète René Souchon, lors de la réunion vendredi à l’hotel de Région de Montpellier des six régions impliquées. Leurs priorités communes : la prospection et l’accueil de nouvelles populations, la création de richesse via les filières bois, agroalimentaire et tourisme, et le renforcement de l’attractivité.Pour les Pyrénées, l’État verserait 32,2 M€ (40 M€ sur le précédent contrat) selon Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, la région pilote pour ce massif. Une réunion aura lieu le 11 septembre à Toulouse avec le préfet coordinateur.. Contrat de projets État-Région. La synthèse des discussions menées à la fin juillet à l’hôtel de Région a été envoyée par le Conseil régional à tous les participants (Départements, Pays, PNR et Agglomérations) ainsi qu’à tous les maires, selon Eric Andrieu, vice-président en charge de la politique territoriale. « Tous ont jusqu’au 10 septembre pour renvoyer leurs contributions sur les 8 défis dégagés. Nous connaissons la répartition de l’État sur chaque domaine, mais nous voulons partir d’une image réelle des besoins et non des moyens fixés par l’État », affirme Eric Andrieu. La proposition de la Région, « le mandat de négociation du président de Région », selon Eric Andrieu, sera présentée à l’État le 10 octobre lors de la Conférence territoriale.










