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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 21/05/2013

Région : l'UMP étrille Bourquin et prépare 2015

Une Région « définitivement à la dérive », un rapport « sulfureux », « scandaleux », qui « disqualifie totalement » la gestion de Christian Bourquin et celle de son prédécesseur, Georges Frêche. À en croire le maire de la Grande-Motte, et chef de file de l’UMP au conseil régional, Stéphan Rossignol, la gestion de la Région par Jacques Blanc entre 1992 et 2004 avait bien, çà et là, quelques défauts (épinglés en son temps par la chambre régionale des comptes), mais l’ancien président de la Région « fait figure d’enfant de chœur à côté de ce qu’on découvre » dans la dernière livraison de l’institution financière régionale. Le rapport, qui couvre les années Frêche, et la première année de mandat de Christian Bourquin, et fera l’objet d’un débat public, vendredi 24, critique, entre autres, les conditions de passation des marchés publics, celles du lancement de LoRdi, ou l’inflation du personnel (cf. la newsletter de La Lettre M du 17 mai). Autant de travers que l’UMP dit « dénoncer depuis des années ». Le compte administratif 2012, qui sera voté vendredi, apporterait de l’eau au moulin des magistrats, assure Stéphan Rossignol : « l’endettement passe de 290 M€ en 2006 à 593 M€ en 2010, et 781 M€ en 2012 ». Un endettement que la chambre régionale des comptes qualifiait de « maîtrisé », car en-dessous, en 2010, de la moyenne de la strate, mais trop élevé pour les élus UMP. Pour qui la Région « n’a plus de marges de manœuvre » et dont la capacité d’autofinancement « est en train de diminuer ».

Objectif 2015
Les élus d’opposition ont ensuite passé en revue, pour les étriller un à un, les grands projets de Georges Frêche, poursuivis par Christian Bourquin. Les PRAE (non évoqués dans le rapport de la CRC) : « À part celui de Castries, ils ne fonctionnent pas ». LoRdi : un marché attribué dans des conditions « opaques », pour une opération dans laquelle « on a mis la charrue avant les bœufs », selon le conseiller régional alésien Christophe Rivenq. Le TER à 1 € : « La Région est obligée de supprimer des lignes pour le financer », assure Stéphan Rossignol. « On a de quoi être inquiet pour l’état dans lequel nous trouverons la Région en mars 2015 », ajoute le maire de La Grande-Motte. L’UMP peaufine son programme pour 2015 : « recentrer la Région sur ses compétences essentielles », selon Stéphan Rossignol, « notamment celle du développement économique ». Les Maisons de la Région à l’étranger seront fermées, les opérations TER à 1 € et LoRdi stoppées, les PRAE « revendus aux collectivités », les dépenses de fonctionnement « réduites ». Une ébauche de programme, et un seul candidat déclaré (pour l'instant) à la présidence du conseil régional : Christophe Rivenq, 47 ans, conseiller régional et directeur de cabinet du maire d’Alès, Max Roustan.
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