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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 23/03/2010

Réélu président du conseil régional, Georges Frêche s'attaque à Hélène Mandroux

Le président divers gauche du conseil régional sortant est réélu, le 21 mars, par 54,19 % des voix, selon des résultats provisoires. La liste menée par le sénateur-maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, obtient 26,43 %. Celle de France Jamet (FN), 19,38 %. Dès le soir de l’élection, Georges Frêche proclame sa volonté de faire du Languedoc-Roussillon un « laboratoire de la gauche française » et de « contribuer au programme du candidat à l’élection présidentielle ». Il a dit « préparer actuellement un bouquin qui sortira début 2011, qui aura 400 ou 500 pages, et qui sera un programme de la gauche pour le XXIe siècle, adapté à la mondialisation. »

Hélène Mandroux et son « gourou »

Devant ses partisans, réunis à son QG de campagne dans le quartier Antigone, Georges Frêche a longuement évoqué l’avenir de la maire de Montpellier, Hélène Mandroux, qui a présenté une liste contre lui aux élections régionales, éliminée au premier tour. Il voit « deux solutions : ou on laisse Hélène jusqu’à la fin de son mandat », en 2014, et « on désigne un candidat qui prendra le relais », ou la dissolution du conseil municipal. Dans la première hypothèse, Georges Frêche exige que le maire « se débarrasse du cabinet de combat qui est contre nous, et qui lui fait faire bêtise sur bêtise », et qu’elle « mette de l’eau dans son vin ». Georges Frêche fait allusion à son ancien directeur de cabinet, Christian Assaf, devenu celui d'Hélène Mandroux.
Qualifiée de « pantin » de Martine Aubry, la maire de Montpellier est, selon Georges Frêche, sous l’emprise d’un « gourou qu’elle suit comme une petite fille ». Cette fois, Georges Frêche vise l'un des colistiers d'Hélène Mandroux aux régionales, le docteur Francis Navarro. « Elle dit qu’elle n’a rien avec Navarro, très bien. Mais moi, je pose une question devant la presse, en tant que citoyen de cette ville et conseiller municipal : il est absolument inadmissible que cette mairie soit dirigée par un homme qui n’a aucune fonction électorale. Ça n’a rien à voir avec la vie privée du maire. Je ne m’en mêle pas, elle peut faire ce qu’elle veut et je m’en moque. Mais quand je vois que ce monsieur veut faire un centre Hippocrate sur le terrain de l’école militaire. C’est ridicule. Il y a déjà à Montpellier un musée de la médecine dans lequel il y a 2 000 visiteurs par an. Si on achète les terrains de l’EAI, il faut y faire un grand parc pour le quartier et 1 000 logements sociaux pour Montpellier. »

Opération « en avril ou mai »

Le président du conseil régional a également annoncé qu’il allait subir une opération « en avril ou mai » qui lui imposerait trois semaines de rééducation : « J’ai la jambe détruite. J’ai de plus en plus de mal à marcher. Je vais me faire opérer en avril ou en mai. Je vais me faire mettre une articulation en tungstène à la jambe droite pour pouvoir marcher sans ma canne. L’opération durera une heure et il y aura trois semaines de rééducation. Mais n’ayez crainte : la Région marchera même si je suis out trois semaines. »

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