Malgré la canicule et les congés estivaux, l’activité économique régionale se maintient en juillet
« À l’instar de la tendance nationale, l’activité économique régionale s’est globalement maintenue en juillet, se montrant plus résiliente qu’anticipé malgré les épisodes de canicule et les premières fermetures estivales », résume la Banque de France dans sa dernier note mensuelle de conjoncture. Seule l’activité du bâtiment apparaît moins bien orientée qu’au niveau national. En termes d’emploi, les effectifs varient peu dans l’ensemble et les intérimaires ont été moins sollicités qu’à l’accoutumée dans l’industrie et le bâtiment, « en raison des fortes chaleurs qui ont perturbé les lignes de production et l’avancement des chantiers ». En août, l’activité régionale continuerait de progresser, hors effet des fermetures estivales.
Trésoreries sous tension
Autre constat, la persistance du conflit au Moyen-Orient a ravivé les tensions sur les approvisionnements et les coûts des matières premières, « particulièrement chez les équipementiers et les fabricants des autres produits industriels ». Ces hausses ont été davantage répercutées dans les prix de vente que lors des mois précédents. « Les trésoreries demeurent globalement équilibrées dans l’industrie, malgré des tensions persistantes chez les équipementiers », précise aussi cette enquête. Dans les services marchands, elles sont dans l’ensemble jugées « insuffisantes ». De nouvelles hausses de prix sont par ailleurs anticipées au mois d’août dans l’industrie et le second œuvre du bâtiment. Dans l’industrie, en dépit des congés estivaux et des épisodes caniculaires, la production a progressé en juillet, « à l’exception de celle de la fabrication d’autres produits industriels ». Les carnets de commandes sont jugés satisfaisants, hormis ceux de l’agroalimentaire toujours pénalisés par une consommation en retrait. Les trésoreries sont globalement à l’équilibre avec un repli chez les équipementiers. « L’activité, corrigée des variations saisonnières, continuerait de croître en août », poursuit la Banque de France. Dans les services marchands, les courants d’affaires ont été plus résilients qu’anticipé le mois dernier, « malgré des résultats moins favorables qu’attendu dans le travail temporaire et l’hébergement ». Les effectifs ont peu varié et les tarifs tendent à se stabiliser. Les trésoreries sont demeurées sous tension, principalement dans l’hôtellerie et la restauration. Une légère progression de l’activité est attendue au mois d’août, portée par une possible reprise des filières en difficulté en juillet. Enfin, dans le bâtiment l’activité est demeurée à un faible niveau le mois dernier, « pénalisée par les fortes chaleurs ayant dégradé les conditions de travail sur les chantiers ». Les effectifs sont demeurés stables. « Seules les entreprises du second œuvre ont pu ajuster leurs tarifs pour répercuter partiellement la hausse du coût des matières premières », précisent les services de la Banque de France. En août, l’activité devrait progresser dans le second œuvre tandis qu’elle se replierait dans le gros œuvre. Dans les travaux publics, l’activité est restée stable sur le deuxième trimestre 2026 et fléchirait le trimestre suivant, par manque de projets publics.











