Redressement dans le BTP, hausse dans les services et ralentissement dans l'industrie en septembre selon la Banque de France
La dernière note publiée (le 13/10) par les services de la Banque de France, relative à la conjoncture économique en Occitanie au mois de septembre 2016, fait état d'une situation contrastée selon les secteurs. Si la production industrielle « a marqué le pas en septembre après un mois d'août plus fort que les années précédentes », l'activité retrouve « son trend haussier » dans les services et la construction « poursuit son lent redressement ». Dans le détail, la Banque de France évoque un fléchissement de la production industrielle le mois dernier, notamment dans l'agroalimentaire et le textile, et des commandes qui évoluent peu. Les prix des matières premières ont été légèrement revalorisés et les effectifs confortés. « La situation des carnets de commandes offre toujours une bonne visibilité » nuance l'enquête mensuelle. Exemple dans l'aéronautique et le spatial où de nouvelles commandes sont venues remplir des carnets déjà bien garnis.
Autre constat, l'activité industrielle devrait globalement rester soutenue d'ici la fin de l'année, « mais sans réel impact sur l'emploi ». Dans les services marchands, la Banque de France note « un rebond sensible de l'activité qui atteint le niveau moyen observé au cours de ces derniers mois » avec des perspectives favorablement orientées pour la fin de l'année, que ce soit en termes d'activité ou d'emploi. Une hausse particulièrement sensible dans l'informatique, et dans une moindre mesure dans l'ingénierie. Même analyse dans le BTP, la note évoquant une nouvelle hausse de l'activité au T3, à la fois dans le gros œuvre et le second œuvre. Et si les carnets de commandes restent étroits, la visibilité s'améliore. « Les prévisions confirment cette tendance pour le trimestre à venir, sur l'ensemble de la construction. Néanmoins, l'appréciation est différente sur l'ensemble du territoire régional. Montpellier et Toulouse tirent la tendance vers le haut », précise La Banque de France. Dernier secteur étudié, le commerce de gros. L'activité y est là aussi bien orientée avec des volumes d'achat et de vente inscrits à la hausse par rapport au T2 2016. Les deux branches du secteur enregistrent cependant des évolutions inégales : progression dans l'agroalimentaire et léger repli pour les produits industriels.










