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Région Occitanie
| | 3/12/2019

Recherche, éolien flottant, ports... : les enjeux des Assises de l'économie de la mer

Selon une récente étude réalisée par le Conseil régional, l’économie maritime représente en Occitanie près de 44 400 emplois dont 31 600 liés au tourisme et un chiffre d’affaires de 8 Md€, réalisé par près de 32 000 établissements. « 20 % de ces entreprises ne sont pas implantées sur le littoral », signale Carole Delga, présidente de Région, le 3 décembre, lors de l’ouverture des 15es Assises de l’économie de la mer à Montpellier. La mise en place d’un contrat de filière est annoncé pour 2020. « Après le milliard d’euros du plan Littoral 21, nous sommes actuellement en train de préparer, avec l’État et la Caisse des dépôt, le plan Littoral 22 », ajoute la présidente.

Nation maritime
L’ouverture de ces assises maritimes a été marquée par la venue du président de la République, Emmanuel Macron. « Il est temps de reconnaître la part maritime de notre destin, lance-t-il à l’assemblée. L’océan n’est pas seulement l’arrière-plan de nos cartes postales, il est véritablement le poumon de l’humanité. Le préserver est aussi important que préserver l’Amazonie. Cela implique des décisions structurantes sur le plan de la recherche et des organisation internationales. » Le président de la République annonce à ce titre un nouveau programme prioritaire de recherche, intitulé Océan et climat. « Piloté par le CNRS et l’Ifremer, il doit permettre d’accentuer les compétences de la communauté des chercheurs, précise Emmanuel Macron. Il préfigure les outils de la loi d’orientation de la recherche de 2020. »

L'éolien flottant et les ports
À propos de l’éolien flottant, le président de la République estime que le fait que la France, « avec ses 21 000 km de côtes », ne soit pas « en pointe sur ce domaine est incompréhensible ». Et d’annoncer que l’État accordera 1 GW de puissance supplémentaire par an d’ici à 2024, « soit 1 à 2 parcs éoliens flottants supplémentaires chaque année. Je suis pour développer cette filière mais pas pour que l’État paye sur 20 ans des tarifs déraisonnables. ». Le président de la République estime également qu’« il faut équiper les ports et les infrastructures. Le fait de ne pas avoir d’infrastructures du 20e siècle, à la hauteur du port de Rotterdam par exemple, est finalement un atout : cela nous évite d’avoir à les changer pour accueillir la flotte du 21e siècle. Des investissements doivent donc être faits dans quelques grands ports et les interconnexions entre le portuaire et le fluvial doivent être travailler. »

Nelly Barbé / barbe@lalettrem.net
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