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| | 17/12/2013

Qui attire qui

L’Auat et l’Insee viennent d’unir leurs forces pour publier un dossier sur les échanges migratoires entre Toulouse et les villes moyennes de sa zone d’influence. Les habituels « marronniers » sur le dynamisme toulousain et le desert midi-pyrénéen, Toulouse qui attire tout et ne laisse que des miettes aux villes alentour sont... dépassés.
Les chiffres sur les flux migratoires montrent une croissance de l’agglomération de la ville Rose
et une croissance encore plus forte, en pourcentage, des villes moyennes : Montauban (surtout), Albi, Rodez, Saint-Gaudens (oui, oui)... Entre 2003 et 2008, 35 000 personnes, en moyenne et par an, sont arrivés sur l’Aire Urbaine de Toulouse et 26 900 habitants dans les villes moyennes autour de la ville Rose. L’attractivité de la capitale régionale est la plus forte de toutes les agglomérations hexagonales en matière de migration et elle s’exerce surtout en dehors de la région. Les flux régionaux profitent désormais davantage aux villes de la région (Agen et Carcassonne incluses) qu’à sa métropole. L’attirance toulousaine irrigue de plus en plus sa couronne périurbaine. L’arrivée des migrants sur l’Aire Urbaine de Toulouse est due exclusivement à la population jeune (18/25 ans), c’est-à-dire, les étudiants.
Les villes moyennes qui attirent le plus sont Montauban, Foix-Pamiers, Saint-Gaudens et Figeac.

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