Gard
Institutions
Quatre chefs d'entreprises veulent marier le Gard avec Paca
Didier Charpentier (Itesoft), Gilles Ridel (Nexway), Mickael Bresson (Phytocontrol) et Alain Penchinat (Les Villégiales) veulent détacher le Gard du Languedoc-Roussillon pour le rattacher à Paca. Les quatre chefs d’entreprises, qui lancent un appel commun, veulent profiter de la réforme territoriale, qui prévoit, dans un premier temps, la fusion des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon dans leurs périmètres actuels. « Dès lors que le gouvernement veut faire bouger les lignes, saisissons cette fenêtre de décision afin de trouver la bonne place pour le Gard au sein de ces régions éventuellement redistribuées, et ainsi changeons sa destinée », affirment les quatre dirigeants.
Plus proche de Marseille
À leurs yeux, « Toulouse, future et inévitable capitale régionale, c’est loin, très loin de Nîmes ». « Par ailleurs, le Gard, tourné vers la mer, l’agriculture, le tourisme et l’industrie (…) n’a pas les mêmes préoccupations que le territoire de Midi-Pyrénées, trop résumé à celui de Toulouse avec sa puissante industrie aéronautique, chimique et pharmaceutique ». Selon eux, « à tous points de vue, la logique économique, sociale, historique voudrait que nous nous rapprochions de Marseille », « plus proche » et « tout autant dynamique, voire davantage que Toulouse avec un potentiel supérieur de croissance ». Ils estiment d’autre part que « pour le tourisme et l’économie résidentielle (…), le « label » Provence reste de loin le plus porteur et constitue une marque de très forte notoriété en Europe et dans le monde, en étant aussi facteur d’attractivité puissant pour les entreprises et les universités ». Ils ajoutent que « Nîmes aurait l’opportunité de s’affirmer comme l’une des villes-clés de la région, comparable à Aix (…), alors qu’en maintenant le statu-quo et l’option Toulouse, Nîmes resterait en retrait derrière Montpellier, même devenue métropole ».
Henry Douais pour une union Montpellier-Nîmes
De son côté, le président de la CCI de Nîmes, qui s’était dit dans un premier temps favorable à un détachement du Gard vers Paca, a changé son fusil d’épaule. Jugeant la fusion des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon inéluctable, il plaide désormais « pour la création d’une grande métropole d’Alès à Sète. Il faut arrêter la guerre Nîmes-Montpellier, qui ne mène à rien. Aujourd’hui, il faut que Nîmes aide Montpellier à devenir une grande métropole ».










