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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 7/01/2010

Quand Philippe Séguin était élève au lycée Daudet

Les réactions ont été nombreuses en Languedoc-Roussillon, ce jeudi 7 janvier, après la disparition du président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, décédé d’une crise cardiaque à l’âge de 66 ans. Le sénateur-maire UMP de Nîmes Jean-Paul Fournier dit avoir ressenti « une immense tristesse » à l’annonce du décès de Philippe Séguin, « un ami proche avec lequel j’ai partagé de nombreux combats politiques et des moments de joie et de bonheur lorsqu’il venait notamment à la feria de Nîmes ». Dans un communiqué, le maire de Nimes rappelle que « Philippe Séguin fut élève du Lycée Daudet et de l’école normale d’instituteurs de Nîmes. Dans la préface qu’il m’a fait l’honneur de consacrer à mon ouvrage Confidences au cœur de Nîmes, il écrivait : « J’ai vécu à Nîmes quelques-unes des plus belles heures de ma vie. J’ai aimé cette ville, ses richesses, ses contradictions, son passé… J’y reviens régulièrement, pour marcher sur des traces chères à mon cœur… ». Selon Jean-Paul Fournier, « Nîmes Olympique perd également un de ses plus fervents supporters, puisqu’il écrivait : « J’ai vibré à Jean-Bouin aux prouesses de Salaber, Constantino, Skiba, Rahis et autres Barlaguet, magnifiquement emmenés à l’époque par ce cher Kader Firoud. »

Le député du Gard et secrétaire général du Nouveau Centre Yvan Lachaud rend également hommage à « un grand républicain (qui) nous laisse une haute vision de ce qu’est la France et de ce qu’est la République » et souligne « sa hauteur d’esprit et son courage à défendre ses idées, avec toujours comme objectif la défense de l’intérêt général ».

Quant au sénateur-maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, il fait part de sa « vive émotion ». « C’était un homme politique très attaché au respect des valeurs républicaines. C’est ce qui a marqué tous ses engagements. Je rends hommage à l’homme que je connaissais bien. Nous avons effectué ensemble plusieurs missions, notamment en Afrique, lorsqu’il était Président de l’Assemblée Nationale, et nous nous retrouvions régulièrement aux arènes de Nîmes. Philippe Séguin avait un caractère : il savait ce qu’il voulait et l’exprimait avec force, tout en mêlant à cette détermination un naturel profondément sympathique et affable. »

Hommages de Frêche et Mandroux

À gauche, le maire PS de Montpellier, Hélène Mandroux, rappelle qu’elle ne « partageait pas les idées de Philippe Séguin. » Mais éprouvait « de la sympathie pour cet homme au caractère trempé, animé par un éternel besoin d’indépendance. Gaulliste mais républicain avant tout, grand pourfendeur du traité de Maastricht, Philippe Séguin a été présenté par certains observateurs de l’époque comme « la conscience de gauche » du RPR. »

Le président (divers gauche) de la Région, Georges Frêche éprouve quant à lui du « respect pour ce véritable homme d’Etat doté d’une culture immense et d’un grand sens des valeurs républicaines. (…) L’homme politique ne m’a jamais laissé indifférent sur le plan intime, tant son parcours ressemblait au mien. Issu d’un milieu modeste, une mère institutrice et un père résistant, il était engagé d’un bloc en politique et n’a jamais transigé sur sa liberté de ton et de pensée. »

Philippe Séguin a été député des Vosges de 1978 à 1986 et maire d'Epinal de 1983 à 1997, ministre des Affaires sociales et de l'Emploi de 1986 à 1988. Il a également occupé la présidence de l'Assemblée nationale de 1993 à 1997 et a présidé le RPR de 1997 à 1999. En 2001, il avait été candidat à la mairie de Paris, battu par Bertrand Delanoë.

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