Procédures collectives : un 4e trimestre décisif, selon Altares
Selon le baromètre publié par le cabinet d’études Altares, les procédures collectives en Occitanie reculent de 23,9 % au troisième trimestre mais ne baissent plus en Ariège, Lozère et Tarn-et-Garonne. Sur les 426 procédures enregistrées, 329 sont des liquidations judiciaires (soit 77,2 % des procédures), 84 des redressements judiciaires et treize des plans de sauvegarde. Commentant ces résultats, Thierry Millon, directeur des études au sein du cabinet Altares, estime que « le dernier trimestre 2021 sera déterminant pour de nombreuses entreprises. Elles devront se donner les moyens d’embrasser la croissance 2022 pour honorer les engagements d’emprunt et les rappels de cotisations. » Si la fin du « quoi qu’il en coûte » approche, « la bienveillance des organismes sociaux, elle, demeure, rappelle-t-il. Le recouvrement forcé et les assignations ne sont donc pour l’instant pas d’actualité. Or environ un tiers des procédures de défaillance est ouvert sur assignation. »
Un printemps 2022 sous surveillance
Parallèlement, les premières échéances du remboursement des PGE vont tomber : « Le printemps 2022 s’annonce extrêmement tendu pour les entreprises qui ne seraient pas en mesure d’honorer les premières échéances. Peut-être seront-elles alors tentées de solliciter l’aide du tribunal pour restructurer le PGE dans le cadre d’une conciliation ou d'allonger la durée de remboursement avec un plan de sauvegarde ou de redressement ». Quant aux TPE et « petites » PME en difficulté, elles « pourraient aussi envisager de recourir à la procédure de traitement de sortie de crise (TSC) réservée aux entreprises fortement impactées par la crise sanitaire. Cette dernière, non encore décrétée, pourrait toutefois s’avérer difficile à mettre en œuvre pour des entreprises insuffisamment préparées. »










