PrintOclock franchit le cap des 20 M€ de CA et poursuit ses investissements
PrintOclock, spécialisée dans l'impression en ligne pour les professionnels, franchit le seuil de 20 M€ de chiffre d’affaires cette année. La société toulousaine de 80 salariés table sur « 22,8 M€ de CA en 2026 », annonce à La Lettre M Antoine Roux, président, qui prévoit entre dix et quinze recrutements. Une perspective qui l’amène à engager « 2 M€ d’investissement » dans son outil de production d’ici à fin 2026. Sans compter l’enveloppe de plus de 4,2 M€ injectée dans le quadruplement de ses locaux. « Nous allons nous doter l’an prochain d’un nouveau bâtiment de 7 000 m2 au sein de la zone industrielle Gros Larrieu (au sud de Toulouse, NDLR) tout en conservant les 2 000 m2 dont nous disposons déjà », indique le dirigeant.
En croissance sur un marché en contraction
Fondée en 2008, l’entreprise haut-garonnaise – qui revendique désormais 280 000 commandes par an – a vu son activité progresser de près de 30 % en valeur au cours des trois dernières années. Une croissance portée notamment par le segment des brochures et des livres, même si l’impression de flyers – activité historique de PrintOclock – conserve toujours un poids très significatif. « Nous nous positionnons par ailleurs de plus en plus sur les produits événementiels professionnels tels que les stands et les PLV », indique le dirigeant, qui se réjouit de la bonne tenue de son activité sur un marché du Web to Print à la peine, « en baisse de 17 % au premier semestre ».
Stratégie d'investissement
Dans ce contexte, la société poursuit sa stratégie d’investissement, en injectant – au-delà de l'opération immobilière qui lui permettra de quadrupler dès l'an prochain ses surfaces de locaux – 2 M€ dans son outil de production d’ici à fin 2026. Après s’être dotée il y a deux ans d’une presse industrielle jet d’encre haut volume, elle va intégrer en novembre une nouvelle presse de dernière génération aux capacités étendues permettant notamment d’imprimer des ouvrages à couvertures cartonnées. « Nous allons par ailleurs bénéficier de nouveau matériel destiné à l’impression grand format, en particulier pour les textiles », précise le chef d’entreprise.
PrintOclock poursuit par ailleurs ses efforts sur le front de l’intelligence artificielle. « Notre recours à l’IA est désormais généralisé dans tous nos process, qu’il s’agisse du marketing, de la gestion de notre catalogue, de la création graphique ou des outils de personnalisation mis à la disposition de nos clients », explique Antoine Roux. Le dirigeant, qui muscle à cet effet les effectifs de son équipe « tech » après le recrutement d'un directeur des technologies, mise par ailleurs sur un autre axe de diversification en proposant des objets promotionnels personnalisables ; une gamme amenée à compter quelque 2 000 références en fin d’année.
Hybridation et potentielles acquisitions
« Nous mettons également l’accent sur la relation commerciale », précise-t-il. Ainsi, si l’entreprise a initialement fondé son succès sur le « self-service » propre à la commande en ligne, elle mise désormais sur une hybridation de son modèle. « Nous ciblons de plus en plus les PME, que nous accompagnons dans le développement de leurs projets, avec une équipe dédiée, indique Antoine Roux. En négociant ce virage stratégique, nous nous différencions clairement de la majorité des plateformes concurrentes. »
Parallèlement à ces développements organiques, PrintOclock n’exclut pas de procéder à des acquisitions. « Nous sommes en discussion avec des sociétés à reprendre, glisse Antoine Roux. Des dossiers sont dans les tuyaux. Nous recherchons des entreprises générant au moins 10 M€ de CA, positionnées sur des activités complémentaires aux nôtres et disposant d’une implantation au moins française, voire européenne. » Une feuille de route ambitieuse qui pourrait permettre à la PME haut-garonnaise de franchir à terme le cap des 50 M€ de chiffre d’affaires.











