Près de 150 000 m2 de surfaces tertiaires commercialisées dans l'aire montpelliéraine au 1er semestre
Au premier semestre 2024, le cumul des surfaces tertiaires commercialisées s’élève à près de 150 000 m2, selon les chiffres publiés début août par l’Observatoire de l’immobilier et du foncier d’entreprise de Montpellier et de son territoire urbain*. Concernant les bureaux, « le marché de la métropole affirme à nouveau son rang de ville majeure avec une demande placée de 48 808 m2 », indiquent les auteurs de cette étude en évoquant « une légère baisse de 7,7 % » par rapport à la même période en 2023. 85 % de ces surfaces concernent des locations. Sur le marché des locaux d'activité, le cumul des transactions (achat et location) s’élève à 55 000 m2, en hausse de 16 % sur un an, avec 65 % de locations.
45 181 m2 de foncier transactés
Le total des surfaces de foncier à vocation tertiaire commercialisées sur les six premiers mois de l’année s’élève par ailleurs à 45 181 m2. Concernant la surface moyenne des bureaux transactée, celle-ci s’établit à 282 m2, en baisse de plus de 15 % par rapport à 2023 et 2022. « Ce recul de la surface moyenne s’impute à un phénomène nouveau constaté dans toutes les grandes métropoles françaises : la “demande négative“, c’est-à-dire un besoin de déménagement pour une surface inférieure à nombre de salariés égal, indique l’Observatoire. Cette tendance trouve son explication dans les nouvelles organisations du travail, favorisant le distanciel (télétravail) pour de nombreuses entreprises, une optimisation des surfaces (sous-utilisation des espaces, salles de réunion…) et les motivations des dirigeants d’anticiper sur un ralentissement de croissance et la préservation des marges. »
Triangle d'or
Toujours concernant le marché des bureaux, le sud montpelliérain, « triangle d’or entre l’A709, l’Aéroport Montpellier Méditerranée et la gare LGV Sud de France », est désormais le secteur le plus dynamique, totalisant 43 % des surfaces de bureau ce semestre. « Il creuse l’écart avec les secteurs est de Montpellier, avec 33 % des surfaces placées, et centre Montpellier, à 14 % ». Autre constat de l'Observatoire : « En dépit d’une promotion vigoureuse de la thématique santé globale sous le label MedVallée, le nord de Montpellier reste à la traîne avec 9 % des surfaces placées par les partenaires**, sans changement en regard des chiffres 2022 mais en baisse significative par rapport au score de 2023 (16 %). L’absence de stock et de projets emblématiques sur ce secteur contribue à ce faible score. » Les prix à l’acquisition des immeubles neufs « restent très stables, à 1 496 €/ht/m2 (1 475 €/m2 en 2023), pendant que les valeurs de seconde main baissent à 794 €/ht/m2, en regard des moyennes 2023 (1 275 €/ht/m2). » Ceux des locaux d'activité s'élèvent à 1 496 €/m2 pour le neuf à l’acquisition et à 106 €/m2 en location. « Le marché montpelliérain a su, tout au long de ce premier semestre, faire preuve de résilience en étant en mesure d'affronter les événements difficiles qui se présentent tout en étant bien loin de s'effondrer », commente également l'Observatoire, représenté par Christèle Marnas, directrice région Tourny Meyer Montpellier. « Les acteurs de ce marché, agences de conseils spécialisées, aménageurs et collectivités ont su mobiliser leur expertise et toutes leurs compétences pour analyser les nombreux obstacles conjoncturels de leur profession et prendre du recul et sont parvenus à y faire face », conclut cette étude.
*Le territoire observé couvre la métropole de Montpellier et les agglomérations du Pays de l’Or, du Pays de Lunel et de Sète.
**L’Observatoire de l’Immobilier d’Entreprise de Montpellier et de son territoire urbain est composé de dix partenaires commercialisateurs (ABC Immobilier d’Entreprise, Arthur Loyd, BNP Paribas Real Estate, FDI Services Immobiliers, Norman Taylor, Tertia Conseils Entreprises, Thélène Entreprise, Tourny Meyer Méditerranée et Transac Tertiaire), et de Montpellier Méditerranée Métropole (3M), Altémed-SERM-SA3M (aménageur de 3M) et de l’agglomération du Pays de l’Or. La maîtrise d’œuvre est assurée par la Cerc (Cellule économique régionale de la construction) Occitanie.











