Pradeo développe une cybersécurité pro-active
Déjà lauréat de la 2e phase du Concours mondial de l’innovation, organisé par Bpifrance sous l’impulsion de l’État, l’entreprise montpelliéraine Pradeo (30 salariés) réitère et figure parmi les 12 lauréats de la 3e phase. Précisément, la société spécialisée dans la sécurité des terminaux mobiles voit récompensée sa stratégie de développement. Celle-ci vise notamment à l’élargissement de son offre de services afin de couvrir tous les besoins de sécurité des mobiles. « Cela va de la protection des paiements effectués depuis un mobile, à la sécurisation des accès réseaux lorsque par exemple on se connecte dans un espace public tel qu’un aéroport, en passant par la thématique de l’authentification permettant d’accéder à une application… », cite Clément Saad, dirigeant, à La Lettre M. Cette stratégie repose aussi sur le déploiement d’un projet interne en matière d’intelligence artificielle en vue de passer d’un mode réactif à pro-actif en cas d’attaque de virus. « Prévenir et empêcher l’attaque éventuelle plutôt que de la régler une fois qu’elle est survenue. »
Possible levée de fonds et embauches
La réalisation de ces ambitions « peut passer par une levée de fonds, indique Clément Saad. Mais ce n’est pas encore certain. Si nous constatons une accélération (des besoins, NDLR) en ce sens et qu’une telle opération peut nous permettre de gagner du temps en matière de développement nous le ferons. » Si levée de fonds il y a, elle pourrait avoisiner les 10 M€, mais là encore, Clément Saad, reste prudent à ce stade. Cette stratégie nécessite également des recrutements. « Au moins une vingtaine dans les deux ans si nous finançons notre stratégie sur nos fonds propres. Davantage si nous passons par une levée de fonds. » Si Clément Saad se montre assez vague concernant la croissance annuelle de son CA (non communiqué) pour 2020, il convient tout de même que celle-ci devrait être significative, l’activité de Pradeo ayant été portée par la crise sanitaire et l’explosion du télétravail. « Mais il faudra tout de même attendre de connaître l’impact sur nos clients finaux (EDF, banques, ministères…). »










