Pourquoi Belin Promotion muscle sa démarche de diversification
Le promoteur toulousain Belin Promotion accentue sa démarche de diversification. Historiquement spécialisée dans les logements, l’entreprise de 35 salariés élargit son offre à vocation résidentielle (habitats partagés, résidences services…) et se tourne davantage vers l’immobilier d’entreprise. Sa stratégie de diversification touche également les dispositifs de commercialisation et les modes constructifs. « Nous ne basculons pas l’intégralité de notre production vers des produits de diversification, mais assurons une répartition plus homogène de nos sources de revenus, explique Paul-Henri Belin, président. Il en va de la stabilité financière de la société, mais aussi de sa nécessaire montée en compétences. »
Et ce, afin de « pouvoir répondre à des problématiques de développement urbain toujours plus mixtes ».
S’adapter à la crise
Le dirigeant insiste sur le fait que, dans un contexte de crise généralisée du logement, son entreprise fait évoluer son modèle de développement sans pour autant renier ses valeurs. « Si aujourd’hui le contexte nous impose de remettre en question notre manière d’adresser nos marchés et parfois en assumant la mise en œuvre de décisions difficiles, notre évolution se fera dans le respect de notre ADN, assure-t-il. Nous avons donc capitalisé sur nos acquis et accéléré des projets de transformation de notre activité qui étaient déjà à l’étude. Cette crise, nous la vivons comme un accélérateur ! »
La société, qui ne communique pas son chiffre d’affaires mais assure à La Lettre M être impactée « dans les mêmes proportions » que l’ensemble du marché - ce dernier subissant une baisse des transactions de logements neufs comprise entre 30 et 40 % au niveau national - , se prépare « à une année 2024 tout aussi difficile que 2023 ».
Une nouvelle organisation
La nouvelle stratégie de Belin Promotion se traduit concrètement par la mise en place d’une organisation structurée autour de directions « métier », mais aussi par le renforcement de ses équipées dédiées au développement foncier et par un réaménagement de son siège toulousain de 640 m2. Objectifs ? « Regrouper ses effectifs et recentrer ses activités ». Décloisonnement, création d’espaces collaboratifs, création d’une zone d’accueil de 150 m2… : la mue est totale. « Pour appuyer la transformation de notre organisation et de nos méthodes de travail, questionner le rapport qu’entretiennent les équipes avec nos espaces de travail est apparu comme une évidence, confie Olivier Ader, DG. Nous souhaitions plus de transparence et de transversalité pour faire de nos espaces de travail des lieux facilitateurs et accélérateurs des échanges entre collaborateurs. »











