Pompiers du Gard : la chambre régionale des comptes épingle la gestion du Sdis 30
« La situation financière (du service départemental d’incendie et de secours du Gard – Sdis 30, NDLR) a tendance à se dégrader et apparaît désormais tendue sous l’effet conjugué d’une diminution régulière des produits de gestion (-0,4 % / an) et d’une augmentation des charges constituée pour 85 % des charges de personnel (+0,8 % / an). » Dans son rapport d’observation publié le 13 juillet, qui passe en revue les comptes et la gestion du Sdis 30 (budget de fonctionnement : 71,1 M€) pour les exercices 2011 et suivants, la Chambre régionale des comptes (CRC) fait état de plusieurs dysfonctionnements. Entre 2011 et 2016, le Sdis 30 a vu ses dépenses d’investissement (46 M€) principalement financées par l’emprunt (27 M€) et par prélèvement sur le fonds de roulement (8 M€). La capacité de désendettement de l’organisme s’est dégradée, passant de 7,5 années à 11,8 années.
La gestion des ressources humaines est mise en exergue par la CRC comme l’un des points noirs du Sdis 30. Le rapport souligne une durée de travail effectif inférieure au seuil légal (1 607 heures / an). Certains pompiers seraient affectés à des missions administratives tout en bénéficiant, « irrégulièrement » de primes de feu et de spécialités. Par ailleurs, des avantages financiers pour les logements et véhicules seraient attribués sans que ces modalités d’attribution ne soient « formellement délibérées. »
Dans ce contexte, la CRC émet plusieurs recommandations à l’attention des pompiers du Gard, dont la nécessité d’établir un plan pluriannuel d’équipement et la constitution de provisions pour risques. L'entité conseille également au Sdis 30 de mettre en place un schéma directeur informatique faisant la connexion entre la gestion des interventions et celle des ressources humaines. La CRC propose aussi la fin de « l'attribution d’indemnités indues à des sapeurs-pompiers professionnels qui exercent à titre permanent des activités non opérationnelles . »










