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Gard / Haute-Garonne / Hérault
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Immobilier
| 30/03/2018

Plan pour le logement d’abord : Montpellier Métropole, Nîmes Métropole et la Ville de Toulouse sélectionnées

Parmi 31 dossiers reçus suite à l’appel à manifestation d’intérêt pour le plan quinquennal pour le logement d’abord, Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, en visite à Montpellier le 30 mars, dévoile les 24 projets de territoire couvrant 20 % de la population nationale retenus. Parmi eux : Montpellier Méditerranée Métropole, Nîmes Métropole et la Ville de Toulouse. « Nous avons eu plus de réponses que prévu. Quinze territoires avaient été prévus initialement. Vingt-quatre dossiers ont finalement été retenus », précise le ministre qui fixe les objectifs d’attribution de logements sociaux en faveur de personnes en situation d’hébergement d'urgence à 34 %. Inscrit dans une réforme structurelle de la politique du logement, ce plan veut faciliter le transfert de personnes en hébergement d’urgence vers un logement durable.
Revenant sur les efforts consentis par l’État sur l’hébergement d’urgence, Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires insiste sur « la nécessité d’intervention en amont des expulsions. Un plan de prévention de 50 mesures sera dans le loi Logement ».

Des solutions de transition
Ce plan entend désengorger le parc d’hébergement d’urgence et optimiser le budget dédié à la lutte contre le sans-abrisme (2 Md€ en 2018). Le ministre rappelle qu’il ne s’agit pas de créer encore plus de places d’urgence mais de mettre en œuvre des solutions de transition à l’image de la pension de famille Villa Savine (gestionnaire : Habitat et Humanisme) qu’il a visitée à Montpellier. Cette pension compte 32 logements sociaux dont 7 logements familiaux et 7 logements étudiants, 30 logements sont en cours de réalisation et 62 logements sont programmés dans le cadre du transfert de l’Ehpad La Roseraie Sainte Odile. Julien Denormandie a visité aussi le Domaine Caylus, un écoquartier de 675 logements à terme (Aménageur GGL) à Castelnau-le-Lez. 

Des stratégies territoriales
Ce plan doit permettre aux territoires de construire des stratégies opérationnelles concrètes entraînant tous les acteurs. « L’Etat octroie une enveloppe de 8 M€ qui financera l’ingénierie visant à faciliter la concertation et favoriser l’intelligence collective des territoires en réponse à leur diversité et leur complexité », précise le ministre. L’Anah (agence nationale de l’habitat) va aussi contribuer à hauteur de 8 M€ pour mobiliser le parc privé à vocation sociale et la remise sur le marché de logements vacants. Ainsi, les territoires sélectionnés vont accélérer la réalisation de logements abordables suite à l’annonce du président Emmanuel Macron à Toulouse (11 septembre 2017). Le gouvernement s’est engagé à la création de 40 000 places en intermédiation locative dans le parc privé (le propriétaire loue à une association agréée qui met le logement à disposition d’un ménage en difficulté) et de 10 000 places en pension de famille sur 5 ans ainsi qu'à financer, via les aides à la pierre, 40 000 logements très sociaux par an. 

Un besoin de logement abordable à Montpellier
« Nous avons lancé le dispositif de logement abordable face au constat que seuls 30 % des ménages peuvent accéder au marché libre », déclare Philippe Saurel, président de la métropole de Montpellier, satisfait d’avoir été choisi pour mener ce plan. Il décrit au ministre et au secrétaire d'État la complexité de son territoire qui « bénéficie d'une forte croissance démographique (+ 8 000 habitants/an), de taux de chômage et de pauvreté supérieurs de 2 % et 4 % par rapport à la moyenne nationale ». Le projet de la métropole de Montpellier est co-porté par le CCAS (centre communal d'action sociale) et la direction départementale de la cohésion sociale de l’Hérault. Il s’appuie sur un réseau de partenaires structuré (Habitat Social en Occitanie-Méditerranée dont ACM, des fédérations d’association comme la Fondation Abbé Pierre dédiées à l’hébergement et au logement d’insertion, l’Uripos, Siao…). Ses grandes lignes portent sur la connaissance des ménages concernés, la production de logement accessible, la prévention des expulsions, la veille sociale, l'accompagnement des ménages ou encore le suivi et l'évaluation du projet.

 

> À lire également : Emmanuel Macron présente son plan "Logement d'abord" à Toulouse

 

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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