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Haute-Garonne
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Immobilier
| 11/09/2017

Emmanuel Macron présente son plan "Logement d'abord" à Toulouse

Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse, et Emmanuel Macron, Président de la République, à l'issue de la table ronde sur le plan "Logement d'abord" du gouvernement, à Toulouse, le 11/9. / © Gael Cérez

50.000 places de logement supplémentaires (10.000 en pension de famille et 40.000 en intermédiation locative) et 40.000 logements très sociaux (PLAI) construits par an dès 2018 (contre 36.442 financés en 2016), c'est la promesse d'Emmanuel Macron à Toulouse, le 11/9. Des mesures qui visent en priorité à réduire le nombre de nuitées d'hôtel prises en charge par l'État dans le cadre du logement d'urgence (+ 40.000 nuitées en 5 ans).
Accueilli au Capitole par Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse et président de Toulouse Métropole, après la visite du centre d'hébergement de réinsertion sociale Le Touril, le chef de l'État préside une table ronde sur le logement d'urgence et social avec des acteurs toulousains. Il détaille ensuite son plan « Logement d'abord » qui sera mis en place en janvier dans 15 territoires volontaires, dont Toulouse, avant d'être généralisé à l'ensemble du pays. « Nous sommes ici parce que vous avez su innover, essayer et réussir sur certains dispositifs*. C’est pour cela que nous avons choisi de vous faire confiance et d’expérimenter ici ce que le gouvernement compte faire. Nous allons vous donner les moyens de poursuivre votre action », promet Emmanuel Macron à Jean-Luc Moudenc, sans plus de précision sur la déclinaison du plan à Toulouse. Le Président a en outre annoncé que le parc de logements sociaux sera augmenté et « activé » pour faire tourner davantage les résidents. Le Président veut enfin promouvoir la construction de logements libres en assouplissant les règlementations. « Il y a tout un travail de diminution de celle-ci (à faire, ndlr) pour la rendre plus pragmatique », annonce-t-il, y compris pour des normes qui relèvent de bons sentiments, qu'elles soient environnementales ou sociales. » Dans les zones sous tension, un « choc d'offres » réduira « drastiquement » pendant une période donnée « les exigences de normes et les délais de recours » pour produire massivement pendant quelques années. « Vous en entendrez parle, il y aura énormément de boucliers qui se lèveront contre cela. (...) On dira que je ne respecte pas l'environnement, ou le handicap, etc, assume le Chef de l'État. Il faut beaucoup de pragmatisme et d'ambition collective pour résoudre le problème du logement. »

* À travers un dispositif mis en place en 2014 avec 13 bailleurs sociaux, la Ville de Toulouse s’engage à restituer en l'état les logements mis à disposition par les bailleurs. La Ville loue ensuite ces logements aux publics dans le besoin.

« Depuis 3 ans, les équipes de la mairie, en coopération étroite avec les services de l'État, les associations, les bailleurs sociaux, se mobilisent pour proposer des solutions de logement en diffus avec un accompagnement social spécifique qui permet de les amener progressivement vers le droit commun », rappelle Jean-Luc Moudenc à l'ouverture de la table ronde sur le plan « Logement d'abord ». J'espère que vous (Emmanuel Macron, NDLR) confirmerez l'objectif des 25 % de logements sociaux. Cependant, la date de 2025 est irréaliste pour certaines communes. Je plaide pour que leur soit accordé davantage de temps. (...). En vue de la prochaine loi d'orientation sur le logement, il serait opportun d'abroger sans tarder le décret du 5 mai dernier qui donne lieu à des applications divergentes d'une région à l'autre. »

Gael Cérez / cerez@lalettrem.net
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