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Aude
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Agri - Agro
| 26/04/2013

Pilpa : Progexa juge le 2e PSE inadapté

Le cabinet d’expertise Progexa, mandaté par le comité d’entreprise (CE) de la société carcassonnaise Pilpa, dont la maison mère R&R Ice Cream veut arrêter l’activité de fabrication de crèmes glacées depuis l’été 2012, a rendu ses conclusions concernant le nouveau plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), ce 25 avril. Le cabinet, qui a déjà examiné le premier PSE, annulé en justice, estime que la fermeture du site carcassonnais n'est toujours pas justifiée économiquement. « Elle juge que le site est économiquement viable », indique le CE qui qualifie ce PSE de « bidon » et qui entend à nouveau le faire casser en justice. Le rapport de Progexa dénonce la faiblesse des propositions faites aux salariés, un périmètre inadapté à l’échelle du groupe, l’absence de réorganisation sociale des autres sites français pour les 80 reclassements (8 prévus au premier PSE), l’inadéquation des postes proposés au reclassement, des déclassements et des salaires inférieurs de 15 à 26 % aux salaires moyens en vigueur à poste égal. « Le rapport de Progexa pointe aussi la limite de la légalité des licenciements effectués depuis 2012 pour des motifs personnel et faute grave au regard du montant des indemnités. Au fil du temps on perd des compétences. Les conditions de travail sont de plus en plus tendues », explique le CE.

Divergence d’évaluation du coût du PSE
Alors que la direction estime le coût du second PSE à 7,8 M€, Progexa l’évalue à 2,6 M€ « montrant ainsi la volonté du groupe d’envisager des licenciements massifs plutôt que des reclassements. » Dans un communiqué, la direction considère que « ce rapport est déconnecté de la réalité économique » et « regrette que les conclusions du rapport entretiennent des contre-vérités et retardent la mise en place de solutions d’emplois et de revitalisation du site ». La troisième réunion pour le PSE se tiendra le 16 mai prochain.
Le projet de Scop avance
« Pour monter notre projet alternatif, nous avons besoin de temps », indique le CE. Les salariés envisagent de monter une SCI pour acquérir les biens et les terrains et d'y adjoindre le projet de Scop pour rester dans la crème glacée. « La Scop serait une petite structure pour des circuits courts avec les producteurs locaux. Nous travaillons avec l’Urscop, et allons mandater le cabinet Abso Conseil pour faire une étude de marché financée par la Région L.-R. et le conseil général de l’Aude. D’ici fin mai, on devrait avoir un pré-projet à présenter », poursuit le CE, qui demande à l’agglomération de Carcassonne, dans le cadre de sa compétence économique, de préempter le terrain. La Ville doit aussi intervenir, car elle a le pouvoir juridique de faire aboutir cette opération de préemption.
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