Picsellia planche sur une levée comprise « entre 5 et 15 M€ »
La start-up toulousaine Picsellia, qui déploie une plateforme logicielle de développement de modèles d’intelligence artificielle et d’analyse d’images, prépare une levée « comprise entre 5 et 15 M€ », indique à La Lettre M Thibaut Lucas, co-fondateur. La société haut-garonnaise de 14 salariés souhaite compter une trentaine de collaborateurs et générer environ 2 M€ de revenus récurrents fin 2025. À cet horizon, elle entend travailler pour 25 clients, contre sept revendiqués actuellement. « Nous avons une belle traction commerciale, mais nous souhaitons nous internationaliser encore davantage », explique le dirigeant qui, après les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, cible prioritairement l’Europe du Nord.
Vers un « déploiement massif » de l’IA
Co-fondée en 2019 par Thibaut Lucas et Pierre-Nicolas Tiffreau, la jeune pousse a levé 2 M€ fin 2022 auprès d’AXC2, fonds d’Axeleo Capital, mais aussi d'Acequia Capital et de business angels. L'entreprise, passée par l’incubateur régional Nubbo, entend accompagner, dans le champ qui est le sien - la vision par ordinateur -, « un déploiement massif de l’intelligence artificielle », indique le dirigeant.
Picsellia cible en priorité les marchés du tri des déchets, des infrastructures énergétiques et de la ville intelligente (smart city). Dans les prochaines années, la start-up n’exclut pas de se tourner vers les acteurs de la robotique et de l’industrie lourde. « Nous travaillons avec deux types de clients, précise Thibaut Lucas. D’une part, les start-up très matures sur les questions d'IA, des utilisateurs aguerris qui ont besoin de couches d’ingénierie supplémentaires, et d’autre part, des grands groupes dont la stratégie d’utilisation à grande échelle de l’IA est plus récente. »











