Languedoc-Roussillon
Infrastructures
Philippe Duron : la LGV Montpellier-Perpignan « à l'horizon 2030-2050 »

Il ne manque plus qu’une déclaration officielle du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, attendue pour le 9 juillet prochain, pour confirmer le report du projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP) après 2030. Comme attendu, le rapport rendu par la commission Mobilité 21, dirigée par le député PS du Calvados Philippe Duron, préconise de repousser ce projet ferroviaire. Ce en dépit de « l’intérêt à terme de ce projet » chiffré à 6,3 milliards d’euros par le rapport rendu au ministre délégué aux Transports et à la Mer Frédéric Cuvillier.
Les deux scénarios proposés par la commission Mobilité 21 placent le projet LNMP parmi les secondes priorités, c’est-à-dire les projets repoussés à un horizon 2030-2050. Le premier scénario place 9 projets prioritaires, essentiellement concentrés autour des grands nœuds de transports, en particulier Paris, Lyon et Marseille et leurs diverses infrastructures. La seconde proposition retient 20 projets de première priorité, mais, là encore, la LNMP n’en fait pas partie. Néanmoins, elle disposerait d’une réserve budgétaire, à hauteur de 2 milliards d’euros.
Engorgement
Le principe retenu par la commission pour repousser la LNMP à l’après 2030 est la question de l’engorgement. La commission propose de mettre en place des « observatoires de la saturation » pour déterminer à partir de quand les réseaux ferroviaires en question seront effectivement saturés. Le cas échéant, l’hypothétique réserve de 2 milliards servirait à lancer les travaux d’aménagement de la LNMP si le point de saturation devait être atteint avant 2030.
Encore faut-il que le gouvernement retienne cette possibilité. Frédéric Cuvillier, tout comme Philippe Duron, a rejeté l’idée d’un « abandon » des projets jugés moins prioritaires comme la LNMP. Il a précisé que le rapport de la commission Mobilité 21 « ne lie pas le gouvernement mais l’inspire ». Cependant, compte tenu de la priorité donnée aux nœuds ferroviaires –le ministre citant à nouveau Paris, Lyon et Marseille–, il est fort peu probable que le gouvernement aille à l’encontre des recommandations du rapport sur la LNMP.
Une délégation à Paris
Dans un entretien publié ce matin par L’Usine Nouvelle, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault dit « partager le diagnostic de la commission Mobilité 21 », et ne cache pas son intention de geler la grande majorité des projets de construction de LGV en France. Une délégation d'élus du L.-R., emmenée par Christian Bourquin, rencontrera le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, le 2 juillet prochain à Paris.










