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Pyrénées-Orientales
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Agri - Agro
| 17/09/2013

Perpignan : un espace économique à la place de l’abattoir

Lors de la présentation en préfecture du projet finalisé du futur abattoir de Perpignan, qui sera érigé zone Torremila (7,7 M€), au nord de Perpignan, Jean-Marc Pujol, le maire de Perpignan a laissé entendre que le foncier libéré par l’abattoir, mais aussi par les établissements Guasch, deviendrait un espace économique. Celui-ci est situé en entrée de la zone Saint-Charles, juste derrière la voie de chemin de fer, et près de la Zac les Jardins de la Basse, qui va accueillir un pôle mixte tertiaire et habitat.


Dépollution

« Il faut d’abord trouver une solution de dédommagement pour les opérateurs présents qui ont des baux emphytéotiques, précise l’édile. Le projet est à l’étude avec les domaines pour une évaluation. D’importants investissements seront aussi à réaliser pour la dépollution du terrain.» « Il reste 15,5 années à courir sur ce bail », indique Bernard Guasch, le PDG des établissements éponymes, spécialisés dans la découpe et la commercialisation de viande et de produits élaborés. Selon le PDG, « mon établissement et celui de l’ex Copo représentent une surface de près de 2 000 m2, qui seraient estimés à environ 1,5 M€ ». Toni Baurès, le président de la Coopérative Catalane des Eleveurs (CCE), née de la fusion entre la Copo et la CCVB, confirme que « l’ex-Copo n’a plus de raison de garder ce site d’allottement quand l’abattoir sera installé à Perpignan nord. »
L’ex-Copo en quête d’un nouveau site
`L’ex-Copo doit se mettre en quête d’un site lui permettant d’accueillir des animaux vivants et suffisamment spacieux pour permettre aux véhicules de transport de bétail de manœuvrer. « L’idéal serait de s’implanter non loin du nouvel abattoir. Mais le prix prohibitif des terrains est un frein aujourd’hui. Il faudrait trouver une entente avec une collectivité pour un nouveau bail emphytéotique » explique Toni Baurès. Les deux acteurs confirment que la Ville a déjà préempté un terrain situé juste derrière le site de l’abattoir pour faire aboutir ce projet à terme. « Actuellement, en raison de nos activités, nous sommes implantés sur une zone classée et une partie des terrains ne sont pas constructibles. Après notre départ, la Ville devrait pouvoir déclasser ce foncier, après modification du PLU. Celui-ci va forcément prendre de la valeur », commente Toni Baurès.
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