Perpignan Méditerranée, une intercommunalité surendettée et à la gestion perfectible (CRC)
Présenté lors du conseil communautaire de Perpignan Méditerranée Métropole (président : Jean-Marc Pujol), le 29 mars, le rapport d’observations définitives de la Chambre régionale des comptes (CRC) met sur la sellette la gestion passée de l'intercommunalité sur la période de 2011 à aujourd’hui. Sont notamment pointés du doigt, le surendettement de la collectivité territoriale (500 M€), le poids des emprunts toxiques contractés à l’époque par la précédente gouvernance de Jean-Paul Alduy, président alors de l’agglomération Perpignan Méditerranée. La CRC considère que « l’information budgétaire et financière est perfectible », notamment dans les domaines du provisionnement des risques et des immobilisations. Concernant la situation financière, la CRC démontre que la collectivité avait jusqu’en 2015 « un autofinancement encore satisfaisant, d’environ 10 M€, au prix d’une pression fiscale élevée : les taux de CFE (cotisation foncière des entreprises) pèsent sur un tissu économique fragile et sont supérieurs à la moyenne des établissements comparables. » Le rapport fait aussi mention d’une forte hausse des charges en 2016, année de passage en communauté urbaine, à la faveur de la compétence voirie notamment. Le rapport appelle l’intercommunalité à intervenir notamment sur irrégularités dans la gestion des ressources humaines et à sécuriser ses procédures de marché public.
Face aux remarques des élus, Jean-Marc Pujol, président LR de Perpignan Méditerranée Métropole, concède que « les choix des prêts financiers qui ont été faits précédemment s’avèrent aujourd’hui désastreux. L’ensemble des financements de la Communauté Urbaine (CU) est important, nous faisons un effort pour les modifier. Le plus inquiétant, c’est que dans certains budgets que nous intégrons il y a des recettes, mais dans d’autres il y a surtout des dépenses (…). Or, c’est quand des territoires ont des difficultés, et notre territoire a des difficultés, qu’il faut investir. Pour ce faire, il n’y a pas trente-six solutions : augmenter les impôts ou emprunter. Nous avons donc fait le choix d’augmenter les impôts (1). Ainsi, nous avons choisi de prendre la trajectoire du désendettement. Je rappelle que le choix d’investir sur le territoire a été validé par tous les maires de la CU. Ce choix est un bon choix ! (…) ».










