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Pyrénées-Orientales
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Institutions
| 6/03/2014

Perpignan : la santé privée lance un appel aux candidats

La santé ne relève pas des compétences d’une Ville ou d’une agglomération, mais la Fédération de l’Hospitalisation privée du L-R a convié, le 4 mars, à la Clinique Saint-Pierre, les principaux candidats aux élections municipales de Perpignan pour connaître leur vision de ce secteur qui reste « une préoccupation majeure de la population ». Une rencontre hautement politique, puisque la fédération a poussé le débat jusqu’à interpeller les candidats sur les défis que l’hospitalisation privée doit relever face à l’hospitalisation publique (baisse de la tarification, recul sur le CICE...). Christian Guichard (Groupe Médipôle Sud Santé), secrétaire général de la FHP L-R, a appelé les candidats à se rapprocher de leurs partis politiques pour que le privé puisse « être entendu ». La FHP L-R vient de refuser d’accueillir des stagiaires en formation en guise de protestation. « Nous avons la même mission de service public. La différenciation entre le public et le privé dessert les usagers, souligne Christian Guichard appuyé par des représentants d’usagers présents. Il s’agit de répondre à un enjeu sociétal pour garantir l’accès aux soins à tous, mais aussi économique. » À Perpignan, les 4 cliniques privées emploient 777 personnes et accueillent 65 000 patients dont 27 700 aux urgences. Les Pyrénées-Orientales comptent 18 cliniques, qui emploient 1 854 salariés.
Jean-Marc Pujol, maire-sortant UMP a démontré l’implication de la Ville dans la santé à travers le contrat local de santé signé avec l’ARS, la veille réalisée par les centres sociaux, et l’appui dans les projets des établissements (terrain, permis de construire, voirie…). « Je suis un libéral avec une vision qui tend vers l’excellence. Les conditions d’accueil et les services de soins doivent être les meilleurs que ce soit à l’hôpital ou la clinique », précise-t-il. C’est aussi en tant que libéral qu’il propose « l’égalité fiscale » pour rétablir l’équilibre entre le privé et le public.
Jean Codognès (EELV) : « La collectivité peut agir dans divers domaines : répondre aux préoccupations des usagers, anticiper les besoins liés au vieillissement de la population, aider à désenclaver un secteur pour faciliter l’activité médicale. » Concernant le combat de la FHP L-R, le candidat considère que le secteur privé est déjà structuré avec la FHP, « alors il faut que vous soyez encore plus offensifs, car la santé c’est le bloc républicain ! »
Dr Muriel Bénichou, colistière de Jacques Cresta (PS), absent : « La santé est le meilleur indicateur de la qualité des politiques menées par la Ville : logement, équipements sportifs, espaces verts, emploi, eau, éducation…, précise-t-elle. Avec 20 % de bénéficiaires de la CMU contre 9 % en L.-R. Il faut adapter l’offre de soins aux besoins de la population », comme la gériatrie, les troubles mentaux, les addictions… La praticienne confirme par ailleurs que « l’enjeu de la convergence tarifaire est un dialogue de sourds, mais je crois malgré tout au dialogue. »
Louis Aliot (FN) est inquiet de « la marchandisation de la santé en période de restriction budgétaire », « de la non prise en compte du vieillissement de la population, un enjeu du XXIe siècle ». Il propose que, « dans la limite de ses capacités en raison d’un endettement élevé, la Ville favorise l’implantation d’établissements, ou aide à l’acquisition de matériel de haute technologie. » Il alerte sur « la logique européenne, qui va à l’encontre du service public à la française. »
Clotilde Ripoull (sans étiquette) est la seule candidate a avoir intégré la notion de « Silver économie » dans son programme en y associant une réflexion sur un appui aux médecins généralistes confrontés au vieillissement de la population. Pour elle, la santé s’inscrit dans le cadre de vie : « une ville amie des aînés » à travers le logement, la culture, les transports… Elle entend même créer une Maison associative de la santé (prévention, soutien aux usagers). La candidate considère que l’action conduite par la FHP envers les stagiaires « n’est pas une bonne méthode pour un dialogue constructif. »
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