Percement du tunnel de la première ligne ferroviaire à grande vitesse reliant la France à l’Espagne
Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables et son homologue espagnol, Magdalena Alvarez Arza, ont assisté vendredi 23 novembre à l’achèvement du percement du tunnel du Perthus, ouvrage phare de la future section ferroviaire internationale Perpignan-Figueras (44,4 kilomètres, dont 24,6 kilomètres en France et 19,8 kilomètres en Espagne).Le deuxième tunnelier a percé le massif des Albères peu avant 15h, sous les vivats de plusieurs centaines de personnes, dont les ouvriers du chantier. « Le mot péninsule n’a plus de sens », s’est félicité Jean-Louis Borloo.« Etape majeure dans la construction d’une Europe de la mobilité durable » selon le ministre d’Etat, cette première ligne ferroviaire à grande vitesse entre la France et l’Espagne sera mise en service en février 2009. Concédée au consortium privé TP Ferro (Eiffage côté français, ACS-Dragados côté espagnol), elle mettra Paris à 5h30 de train de Barcelone, contre 8h aujourd’hui, et placera Perpignan à 50 minutes de Barcelone au lieu de 3h aujourd’hui.Les 8,3 kilomètres du tunnel bitube sont à cheval sur les deux pays : 7,3 kilomètres en France et un kilomètre en Espagne. L’ouvrage pèse 301 millions d’euros, soit près du tiers du coût de la ligne Perpignan-Figueras (944 millions d’euros).Les deux tunneliers de 9,96 mètres de diamètre, baptisés Mistral et Tramontane - noms de vents soufflant dans la région -, ont commencé leur œuvre en juillet 2005, côté espagnol. « Ces quelques kilomètres n’étaient pas si faciles à percer, a déclaré Jean-Louis Borloo. Mais nous avons réuni Perpignan et Barcelone, ce bassin de vie qui rassemble les Catalogne (du nord en France et du sud en Espagne, ndlr). »H.V.










