Pays d’Oc : un marché dynamique, mais un avenir incertain

Dans ce contexte de tension sur le marché et de prix en hausse, le syndicat tient plus que jamais à sécuriser l’avenir d’une filière, alors que la pyramide des âges est très défavorable. Il y a trois ans, Pays d’Oc avait lancé un contrat triennal, modèle de contractualisation qui devait permettre de sécuriser volumes et prix entre le négoce et la production. Or, il n’a pas ou très peu été utilisé, faute notamment d’une mention précise d’un prix. Vendredi, Pays d’oc a lancé une consultation sur un projet de contrat de partenariat. « Il faut l’envisager comme un contrat à tiroir, où chacun ira chercher ce qui l’intéresse pour sécuriser son sourcing et ses prix, côté négociant, ses débouchés et ses prix côté production, indique Olivier Simonou, président de l’interprofession et représentant le négoce. Cela pourra comporter des éléments sur les délais de retiraison, des prix sur le long terme, voire même des prises de participation ». Un nouvel objet que Pays d’Oc va soumettre à Bercy d’emblée, afin d’avoir l’aval de l’administration sur la légalité de ce projet. S’il aboutit, il a pour ambition de favoriser l’installation de nouveaux vignerons, voire de plantations de nouvelles surfaces, et de sécuriser une filière soumise à des aléas de marché imprévisibles. La crise du milieu des années 2000 est encore dans toutes les têtes.
Photo CD : Jacques Gravegeal, président du syndicat des Pays d'Oc, aux côtés de Florence Barthès, directrice. L'AG des Pays d'Oc s'est déroulé le 30 janvier au Pasino de la Grande-Motte.










