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Languedoc-Roussillon
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Education - Formation
| 7/11/2011

Pas d'Idex pour la région

« Montpellier n’est pas une priorité pour le gouvernement », résume Bernard Hubert à l’annonce de l’échec de la candidature régionale, portée par 22 établissements, dans le cadre de la deuxième vague de l’appel à projets « Initiatives d’excellence ». Pour le directeur d’Agropolis et animateur du comité de pilotage Idex, « c’est une décision très lourde de conséquence. Les chercheurs, les labos et les étudiants iront dans les endroits qui sont reconnus et dotés de moyens importants. Or ici, 40% des étudiants en masters et en thèse viennent de l’extérieur de la région. Je suis très inquiet à terme pour la région. Dans 10 ans, Montpellier sera une université de seconde zone ».
Neuf projets au total
Les cinq projets pré-sélectionnés sont Aix-Marseille University Idex, Idex Lorraine, Idex Paris-Saclay, Paris Novi Mundi University et Université Sorbonne Paris Cité. Les projets présélectionnés, neuf au total, devront déposer un dossier avant le 8 décembre en vue de la sélection finale. Un fond de 7,7 Md€ doit permettre de « faire émerger en France 5 à 10 pôles pluridisciplinaires d’excellence d’enseignement supérieur et de recherche de rang mondial ». Les critères motivant le refus de la candidature régionale devraient être connus dans la journée.

"Lourd de conséquences"

Dans un communiqué, le conseil régional estime que ce rejet est « lourd de conséquences. Comptant plus de 90 000 étudiants et 10 000 enseignants chercheurs et personnels universitaires, le Languedoc-Roussillon est le 4e pôle de recherche publique en France. Autre preuve du potentiel qui existe localement : en mars dernier, sept laboratoires régionaux ont été intégrés dans le plan national Labex alors que neuf concouraient, soit le meilleur taux de réussite pour un territoire en France.

Bloquer le dossier Idex Sud de France porte préjudice à toute l’excellence scientifique régionale mais aussi à l’attractivité de notre territoire. La Région tient à interpeller l’Etat sur les incidences qu’une telle décision pourrait avoir, l’enseignement supérieur et la recherche générant d’importantes retombées économiques et sociales en Languedoc-Roussillon. »
"Contre-performance"
De son côté, le président de l'Agglo de Montpellier, regrette cette « contre performance regrettable. Chacun doit désormais mesurer sa part de responsabilité. Nous ne pouvons pas nous satisfaire de ce rendez-vous manqué avec l'histoire riche de notre Université et de nos pôles de recherche et de compétitivité, qui font notre notoriété dans le monde. N'oublions pas que cette décision nous disqualifie alors que nous sommes le 5e site français dans le domaine de la recherche (...). Il nous faut, après que chacun ait tiré toutes les conséquences, continuer à relever ce défi pour rester dans la course de l'innovation et de l'excellence. Démontrons ensemble que nous savons réagir et contourner les difficultés pour rester reconnus à notre juste valeur, sans label, mais avec 5 filières d’excellence, 7 pôles de compétitivité, 7 laboratoires d’excellence et 4 Equipements d’Excellence (Equipex). »
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