À Pamiers, le ministre de l'Industrie salue « le rebond » du groupe Aubert & Duval
« Il n’y a pas de fatalité industrielle », martèle Marc Ferracci, ministre chargé de l'Industrie et de l'Énergie, lors d’un déplacement le 25 août au sein de l’usine ariégeoise d’Aubert & Duval. Proche de la faillite en 2020, le groupe métallurgique français (4 100 salariés, 844 M€ de CA), qui fournit les secteurs de l’aéronautique, du nucléaire et de la défense, avait été racheté en 2023 par Airbus, Safran et le fonds Tikehau. « Un rebond réussi », selon le ministre, qui a visité l’usine de Pamiers (1 185 salariés), spécialisée dans la fabrication de grandes pièces matricées. Entre 2024 et 2026, le groupe présidé par Étienne Galan a investi 125 M€ dans ce site, dont 82 M€ dans une presse à matricer de 6 000 tonnes.
« L'État doit être un levier »
« C’est une entreprise exemplaire au titre des enjeux de souveraineté, qui a su trouver les ressources internes et externes pour rebondir et qui illustre des enjeux liés aux coûts de l’énergie, de la concurrence étrangère et du travail, détaille Marc Ferracci. L’État doit être un levier et créer les conditions pour que les investisseurs reprennent confiance. » L’ancien vice-président du groupe Renaissance s’est par la suite rendu à l’usine MCP Pamiers, une entreprise dédiée à l’usinage de pièces brutes, semi-finies, titane, Inconel et aciers spéciaux.











