Occitanie Protect soutient l'industrie textile ariégeoise
Malgré la crise économique, deux industriels du textile ariégeois - Adient Fabric (devenu Sage le 1er octobre) basé à Laroque d’Olmes et Biotex Technologie situé à Lavelanet - réussissent à tirer leur épingle du jeu grâce à l’entreprise Occitanie Protect. Créée en mai dernier, Occitanie Protect vise à permettre à la région Occitanie d’être autonome en production de masques et de surblouses. L’entreprise s’appuie sur l’expertise des deux industriels du tissu (textile automobile pour Adient Fabric et textile militaire pour Biotex Technologie) qui ont vu leur activité stoppée net avec le confinement. La Région en est actionnaire à travers ses agences Arec (Agence régionale énergie climat) et Ad’Occ (Agence de développement économique).
« Grâce à notre expérience dans l’industrie automobile, nous avons su développer un textile innovant écoresponsable, Oeko-Tex, en polyester monocouche, 100 % recyclable », explique Mathias Daynié, directeur de l’usine Adient de Laroque d’Olmes devant la présidente de Région, Carole Delga, venue en visite le 1er octobre. À partir de ce tissu innovant, Biotex Technologie a déjà fabriqué plus d’un million de masques, et six millions supplémentaires ont déjà été commandés à Occitanie Protect. Adient a ainsi dû fournir plus de 100 000 mètres de tissu linéaire pour les masques et 200 000 mètres pour les surblouses.
Maintien de l'emploi local
Cette activité de diversification a représenté 42 % du chiffre d’affaires d’Adient en juillet. « Aujourd’hui, les commandes de masques et de surblouses nous ont permis de de sortir du dispositif de chômage partiel et de maintenir les 200 salariés de l’entreprise en poste », confie Mathias Daynié. Biotex Technologie estime de son côté pouvoir multiplier par minimum six son chiffre d’affaires, passant de 6 M€ en 2019 à 38 M€ en 2020.
« Grâce à l’entreprise Occitanie Protect, nous souhaitons développer notre activité en dehors de la région, précise à La Lettre M Victor Lamego, président de Biotex Technologie. Nous avons déjà répondu à des appels d’offres en Île-de-France et en Normandie. » Carole Delga annonce elle aussi vouloir soutenir l’initiative. « Nous allons solliciter les établissements de santé de la région afin qu’ils passent commande », annonce-t-elle aux deux entreprises. Un soulagement pour Mathias Daynié et Victor Lamego qui craignent que l’activité s'éteigne peu à peu. Pour la présidente de Région, la fabrication d’équipements sanitaires devra perdurer après la crise.










