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| 10/03/2025

Nubbo va accompagner 35 nouveaux projets en 2025

Guillaume Costecalde, président, et Anne-Laure Charbonnier, directrice de Nubbo
© Laurie Correia

L’incubateur régional Nubbo va accompagner 35 nouveaux projets en 2025, pour un budget de 1,75 M€. « Nous visons 50 projets accompagnés en 2028 », précise Anne-Laure Charbonnier, directrice. Depuis sa création il y a 25 ans, Nubbo a accompagné 372 start-up qui ont levé 1,23 Md€ de fonds et donné naissance à 320 entreprises. L’incubateur à mission – présidé par Guillaume Costecalde – propose des programmes de pré-incubation, d'incubation et d'accélération à des profils de jeunes pousses de tous secteurs via un accompagnement « à la carte » dispensé par une équipe de neuf personnes. « Notre priorité demeure les projets deeptech (67 % des projets, NDLR) offrant une application à l’échelle industrielle », indique la directrice.

L’incubateur régional revendique un taux de pérennité de 83 % à cinq ans. « Ces entreprises, dont 97 % sont toujours implantées en Occitanie, ont généré 3 470 emplois dans la région », indique-t-il. Et Anne-Laure Charbonnier de préciser que les entreprises incubées « ne sont pas, par nature, fortement créatrices d’emploi direct. En revanche, elles sont très contributrices à l’écosystème, car elles travaillent avec un réseau de distributeurs, et en amont avec la recherche académique ». À noter que 83 % des start-up se trouvent en Haute-Garonne. « Qu’on le veuille ou pas, il y a une concentration des compétences autour de Toulouse, reconnaît Guillaume Costecalde. En revanche, il y a de très beaux projets dans tout le territoire. » Par ailleurs, Nubbo ne compte que 13 % de femmes entrepreneures. « C’est un vrai souci », concède la directrice, qui annonce le lancement prochain d’un programme spécifique avec l’incubateur Les Premières Occitanie. 

« Un moment de déséquilibre structurel »
Nubbo fonctionne avec un budget annuel moyen de 1,5 M€ ; une moitié provient de l’autofinancement, généré par les remboursements des aides financières perçues par les entrepreneurs, et l’autre est constituée de subventions réparties entre la Région Occitanie, le ministère de la Recherche, Toulouse Métropole, le Sicoval et l’Union européenne via le Feder. Selon la directrice, les start-up en incubation ou en accélération consomment en moyenne 25 k€ sur les 50 k€ d’avance remboursable auxquels elles ont droit. Comment passer de 32 projets supplémentaires accompagnés en 2024 à 50 en 2028 ? « Il va y avoir un moment de déséquilibre structurel naturel, durant les trois ou quatre premières années, où l’on va augmenter le volume de projets accompagnés mais où le stock de ceux qui remboursent ne sera pas à la hauteur, admet Anne-Laure Charbonnier. Nous aurons une discussion avec les entrepreneurs et nos financeurs afin de passer cette période. »

À lire également : Anne-Laure Charbonnier (Nubbo) : « Il reste toujours difficile pour les start-up de lever des fonds »

Laurie Correia / correia@lalettrem.net
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